La France et sa Francophonie imposent Louise Mushikiwabo

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C’est un choix politique de la France de Macron d’imposer la ministre rwandaise des Affaires étrangères à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’Hexagone veut se réconcilier avec le Rwanda de Kagame, en raison de son passé « sale », affirme-t-on au Rwanda, pour son rôle jouer dans le massacre de Tusti en 1994. En perte de vitesse en Afrique, à cause de la présence chinoise, le choix de Macron est tout aussi géopolitique, qu’on se le dise. Mais c’est une erreur de sa part lorsqu’il pense reconquérir l’Afrique en s’appuyant et faisant de cadeau contre nature au Rwanda. Ce pays de l’Afrique de l’est n’a rien de commun aux valeurs prônées par l’OIF, à savoir la promotion de la démocratie et le respect des droits de l’Homme.

Arrivé au pouvoir en 1994 à la suite d’un coup d’Etat militaire qui a coûté la vie à l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, Paul Kagame, 24 ans au pouvoir, tient sa longévité aux parodies électorales qui l’accréditent parfois de plus 90% de voix lors des élections. L’opposition rwandaise est réduite à sa plus faible expression, l’exercice de la liberté de l’opinion et de la presse est une denrée rare dans ce pays, plusieurs fois cités dans les rapports internationaux, comme bras déstabilisateur de la Régions de Grands Lacs, notamment dans ses ingérences en RDC et au Burundi. C’est à peu près l’image du pays qui va présider à la destinée de l’OIF.

Autant dire que l’œuvre humaine est toujours imparfaite quelles que soient les règles érigées en amont. Outre les valeurs démocratiques et humaines que la plupart des Organisations de défense de Droits de l’homme reprochent au Rwanda, Il est parfois bon de se rappeler que ce pays a cessé depuis plusieurs années d’être francophone. L’anglais a été adopté comme langue officielle. Depuis le Rwanda siège au Commonwealth. Si la raison de son basculement vers le monde anglophone était une décision politique, il va sans dire que son retour fracassant dans l’OIF relève également d’une décision politique.

Reste que ce passage à force, à peine voilé de la France de Macron, jette le discrédit sur cette Organisation censée favoriser entre autres l’éclosion des régimes démocratiques fondés sur le respect des droits humains. Au finish, c’est la France et sa francophonie qui, pour des raisons arrangements particuliers, ont tout simplement fermé les yeux face à cet enjeu crucial.

C.K

One thought on “La France et sa Francophonie imposent Louise Mushikiwabo

  1. C’est malheureux et ne peut rien encore faire. Ce qui pourra arriver c’est que les pays de la francophonie puissent se retrouver divisés. En plus, si MUSHIKIWABO a été nommée, on ne peut pas oublier que la grande partie de ceux-là qui l’a appuyée est composée par des dictateurs dont le plus haut placé dans la dictature est son président en même temps le président en exercice de l’Union africaine. Qui des présidents des Etats africains francophones n’a pas accédé au pouvoir sans passer par la voie décriée par son peuple, surtout pendant les élections? Tous ces présidents devraient adopter la voie de leur chef de file qui est KAGAME.

    Mulind

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