Déjouer les calculs

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Bon nombre de Congolais, du moins ceux qui se disent fatigués du régime Kabila, ont leur attention tournée vers la République sud africaine où une frange d’opposants échangent depuis quelques heures pour tenter de trouver un compromis par rapport à la candidature commune de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre prochain.

Là où ils se trouvent, loin de la terre de leurs ancêtres, ces Congolaises et Congolais de l’opposition, réunis en Afrique du Sud, ont intérêt à mettre de côté leurs divergences et voir l’avenir du Congo. Ainsi, ils réussiront à déjouer les calculs de leurs adversaires politiques qui, à longueur de journées, ne font que prédire l’échec des pourparlers devant aboutir à la désignation d’un candidat commun de l’opposition.

Rien n’est encore acquis. Ça, tout le monde doit le savoir. Ce que les opposants au régime doivent se mettre en tête, c’est que désigner un candidat commun ne signifie nullement gagner les élections. La prudence est alors de mise.

Ce que ces compatriotes doivent se mettre en tête, c’est que pour mieux déjouer les calculs politiciens de leurs adversaires que d’aucuns qualifient de « prophètes de malheur », le groupe d’Afrique du Sud doit, aujourd’hui plus qu’hier, être rationnel. Poser clairement le problème afin de mieux cerner la solution.

Les problèmes du Congo, tout le monde les connait. Et pour les résoudre de manière durable, de sérieux changements sont nécessaires tant dans le système politique que dans l’homme politique lui-même. Des fantaisies et autres blabla, le peuple congolais en a vécu pendant des décennies. À l’heure actuelle, il n’a besoin que des solutions durables. Des solutions qui devront impérativement lui permettre de redécoller, de reconstruire le pays.

Et, pour gagner ce pari, l’opposition politique, du moins celle qui est encore consciencieuse à ce jour, celle qui ne tremble pas devant n’importe quelle quantité de billets verts du corrupteur, doit mieux définir ses priorités dans le choix du candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018. Personne n’a donc droit à l’erreur.