Ne pas se disperser

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

Les opposants congolais se réunissent, depuis lundi à Johannesburg, en Afrique du Sud, où ils échangent avec des responsables du parti au pouvoir pour discuter de la situation en RDC et des élections à venir. Il s’agit, pour l’opposition congolaise, de solliciter l’expérience d’un des plus vieux partis de libération du continent. Mais surtout, de baliser le chemin qui mène à la candidature commune pour la présidentielle du 23 décembre 2018.

Par Le Potentiel

Jusque-là, tout s’annonçait bien. Seulement, voilà : à peine se prépare-t-on à harmoniser les vues autour de cette épineuse question du candidat commun, le démon de la division s’installe au sein de l’opposition. Et, ce que l’on craignait est vite arrivé : « l’UDPS ira aux élections avec ou sans machine à voter ». Le porte-parole de ce parti, Augustin Kabuya, se justifie, en affirmant que cette décision contraint le pouvoir et la Céni à organiser les élections dans les délais. Soit. L’UDPS de Tshisekedi fait-elle désormais bande à part ? La question taraude bien des esprits.

Mais l’UDPS n’est pas le seul absent de la terre sud-africaine. Beaucoup d’autres candidats de l’opposition brillent également par leur absence à ses assises que d’aucuns qualifient de « dernière chance », à moins d’un mois de la campagne électorale.

À bien scruter l’épisode, les esprits avisés ne peuvent se leurrer outre mesure. L’exemple camerounais devrait servir de leçon à la République démocratique du Congo qui s’apprête, elle aussi, à aller aux urnes les 23 décembre 2018. Concrètement, les opposants congolais doivent s’unir pour espérer se mesurer à la « machine » mise en place par leur adversaire de la majorité au pouvoir. Or, pour ce faire, sa seule voie de salut, c’est l’unité de tous ses prétendants autour d’une candidature commune.

Il ne faut pas être dupe. L’architecture électorale actuelle, avec la notion du seuil de 1% de l’électorat national, ne donne aucune chance à un candidat d’évoluer en solo. Se désolidariser des autres, comme le font déjà certains candidats de l’opposition, c’est jouer le jeu de l’autre camp.

C’est donc clair. Vouloir faire cavalier seul, c’est prêter le flanc à l’adversaire qu’est le tout-puissant candidat de la majorité au pouvoir.