L’opposition congolaise est-elle finalement parvenue à vaincre le vieux démon de la division ?

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A première vue, les nouvelles en provenance de l’Afrique du Sud, où venait de se clôturer jeudi une rencontre de principaux leaders de l’opposition, rassurent. L’opposition tente de retrouver une nouvelle âme. Après une période de flottement, elle a finalement retrouvé ses esprits.

Les principaux leaders de l’opposition viennent de boucler jeudi en Afrique du Sud une rencontre qui devrait en toute vraisemblance ouvrir une ère nouvelle pour l’opposition congolaise. En terre sud-africaine, un nouvel espoir est né dans la voie de l’alternance démocratique ; souhait de tout un peuple au terme des élections du 23 décembre 2018.

Une chose est sûre : l’opposition ne va pas boycotter les scrutins de décembre prochain. Toutefois, elle promet de ne pas transiger sur la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral qu’elle considère comme un préalable incontournable en vue des élections crédibles, inclusives, transparentes et apaisées dans le respect strict des textes en vigueur. Si l’opposition exclut tout ordre allant dans le sens du boycott des élections du 23 décembre 2018, les leaders réunis en Afrique du Sud ont rassuré qu’ils « ne permettront pas la tenue de toute parodie d’élection ».

Quant au candidat commun de l’opposition, un consensus semble avoir été trouvé en Afrique du Sud.

L’opposition s’est même fixé une date butoir pour se choisir ce candidat qui défendra son programme le 23 décembre prochain. Elle promet de boucler toutes les discussions au plus tard le 15 novembre 2018, soit six jours avant l’ouverture officielle de la campagne électorale, prévue le 21 novembre, suivant le calendrier électoral.

Néanmoins, l’opposition s’est voulue positive, convaincue que la majorité au pouvoir n’a jamais renoncé à son projet de torpiller le jeu électoral pour consolider les chances du candidat du FCC, en l’occurrence Emmanuel Ramazani Shadary. Aussi, a-t-elle appelé, « le peuple congolais à la vigilance et à la mobilisation pour obtenir une alternance réellement démocratique ».

Un vent nouveau

A tout prendre, l’opposition est donc parvenue à taire ses divergences. C’est vrai qu’en Afrique du Sud, seuls Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Freddy Matungulu et Adolphe Muzito ont répondu à l’invitation, mais le plus important est que Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba ont été représentés au plus haut niveau. Ce qui augure de belles perspectives dans la voie de l’unité de l’opposition.

En Afrique du Sud, l’opposition s’est donné une nouvelle étoffe. C’est une opposition qui a compris le sens de son combat en se recentrant autour d’un seul et unique idéal qui demeure bien évidemment l’alternance démocratique au terme des élections du 23 décembre 2018. Le plus dur ayant été fait et la hache de guerre enterrée, l’opposition n’a donc plus droit à l’erreur.