Candidature unique de l’opposition : Une alliance qui fait trembler le FCC

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Le camp de Joseph Kabila a tremblé quand il a pris connaissance de la teneur du communiqué sanctionnant la rencontre de l’opposition significative, à Pretoria en Afrique Sud. Car, il y est mentionné que les ténors de l’opposition s’engagent à désigner un candidat unique au plus tard le 15 novembre prochain.

Ce qui s’est passé en Afrique du Sud ce 25 octobre est incontestablement historique pour la vie politique de la République Démocratique du Congo (RDC). Parce que l’accord accouché dans la douleur à Pretoria rabat les cartes en vue de la présidentielle du 23 décembre prochain.

En effet, la fumée blanche sortie du pays de Nelson Mandela est le pire scénario que puisse imaginer un gouvernement sortant : se réunir autour d’un candidat pour faire face à celui du pouvoir. L’accord politique signé entre les poids lourds de l’opposition donne du tournis au camp d’en face.

Si ce qui semble être le miracle de Pretoria est une mauvaise nouvelle pour le parti au pouvoir, en revanche, c’est une lueur d’espoir pour la démocratie congolaise. Il faut pour saisir ce miracle, avoir à l’esprit que l’élection présidentielle au Congo est à un tour. Autrement dit, le premier qui arrive en tête est déclaré vainqueur. C’est pourquoi ce dénouement qui n’était pas envisageable il y a quelques semaines, constitue une petite révolution dans le paysage politique congolais.

Une petite révolution congolaise

Cette nouvelle donne a surpris plus d’un et va certainement secouer le cocotier. En effet, avec une telle union, le Front commun pour le Congo (FCC) aura en face de lui un ouragan qui risque de tout ravager sur son passage le 23 décembre prochain.

Parce qu’il sera difficile, voire impossible qu’Emmanuel Ramazani Shadary sorte victorieux face à un candidat soutenu par entre autre Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu.

On peut, sans risque de se tromper, dire que l’ONG sud-africaine, In transformation initiative (ITI), organisatrice de la rencontre, a réalisé une prouesse en décrochant cet accord. Une alliance que personne ou peu de gens y croyait.

Ce protocole d’accord qui reste à matérialiser révèle une prise de conscience des acteurs de la classe politique congolaise de la nécessité pour eux, de mettre de côté leurs égos pour faire face au pouvoir qui dispose de l’appareil et des moyens de l’Etat. Un avantage non négligeable pour le candidat du FCC.

Une position qui risque de faire la différence si l’opposition ne s’unit pas autour d’un candidat et d’un programme. Ce qui ne sera pas une partie de plaisir car, les sept leaders sont tous présidentiables, même si Bemba et Katumbi ont été recalés de manière un peu burlesque pour ce dernier.

François Mendy, Correspondant à Paris