Bis repetita

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Le décor a certes changé – avec de nouveaux acteurs bien sûr. Mais le contexte est presque similaire. Il y a deux ans, la Céni, avec son président, Corneille Nangaa, recevait de la même armée un lot de matériels pour les élections prévues alors en décembre 2016.

On a eu droit à de beaux discours, ponctués des engagements fermes des uns et des autres à amener le peuple congolais aux urnes. Puis, plus rien. En fait, ce n’était que de la poudre aux yeux. En 2016, il n’y a pas eu élections.

Deux ans après, la Céni est revenue sur le lieu de sa supercherie. C’est encore sur le boulevard du 30 juin, au même endroit qu’en 2016, que la Céni vient de réceptionner un important lot de matériels roulants et volants pour assurer le soutien logistique aux élections de décembre prochain.

Pour combler le vide créé par le refus d’associer les partenaires extérieurs aux élections de décembre, le gouvernement a fait recours aux unités des Forces armées. Des militaires seront donc mis à la disposition de la Céni dans le déploiement des matériels électoraux sur le territoire national.

Voilà des militaires à côté de la Céni. On s’attend à tout. Dans un sens comme dans un autre. Dans les deux camps, on exclut tout incident, rassurant d’une bonne collaboration entre le personnel civil de la Céni et des éléments des FARDC. Evidemment, on n’y est pas encore. On attend plutôt les voir sur le terrain des opérations pour s’en convaincre.

Dans tous les cas, la cérémonie du lundi 29 octobre n’a été qu’une répétition de celle nous offerte il y a deux ans. C’est du déjà vu.

Quoi que dotée en matériels roulants et volants, la Céni n’est pas encore au bout de ses peines. Seuls les naïfs peuvent céder aux opérations de charme proposées lundi à la population congolaise. Les défis restent énormes. Et on voit mal la Céni les surmonter toute seule.

Le plus évident est que Nangaa a promis les élections à la date du 23 décembre 2018. Il le dit, espérons aussi qu’il le fera.