La Société civile plaide pour le développement des micros projets hydroélectriques

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La Société civile déplore le fait qu’après 50 ans d’indépendance, la RDC continue de faire la cuisson avec des bois de chauffage comme du temps de nos ancêtres. Alors que nous avons les possibilités de faire développer des micros barrages soient-ils de 5, 10 MW pour desservir l’énergie électrique à toutes les Congolaises et Congolais.

Par BIM

Vingt Organisations de la Société civile de la République démocratique du Congo impliquées dans le plaidoyer sur l’accès à l’énergie pour tous, encouragent l’État congolais à développer des micros projets hydroélectriques moins coûteux et à faibles impacts pour résorber le déficit énergétique au pays. C’est ce qu’on peut lire dans leur déclaration faite hier lundi 29 octobre, à l’issue des échanges qu’elles ont eu avec la presse sur les derniers développements autour du grand projet hydroélectrique Inga III. Ces Organisations ont exprimé la persistance de leurs inquiétudes relatives à la mise en œuvre du grand projet hydroélectrique Inga 3 et, surtout avec la nouvelle forme du partenariat public- privé prise par le gouvernement congolais.

Elles s’inquiètent du fait que la signature de l’accord entre le gouvernement congolais et les consortiums espagnol et chinois pour le développement exclusif du projet Inga III a été faite «dans une grande opacité sans que le texte de cet accord ne soit mis à la disposition du public pour en comprendre les contours».

La Société civile se plaint du choix «qui laisse l’initiative des études de faisabilité et d’impact environnemental et social, de la recherche de financement, du choix des matériaux et équipements, des travaux de construction, d’entretien et de la gestion des ouvrages aux entreprises privées qui soulève beaucoup d’inquiétudes quant à la capacité de la RDC à en assurer le contrôle et le suivi avec le risque de faire peser le poids de la dette résultant du projet aux générations présentes et futures ».

 

IT/Droits des communautés

Pour les Organisations de la Société civile, «le moment choisi pour la signature de cet accord ne garantit pas le débat public sur les engagements à prendre pendant que toute l’attention du public et des principaux acteurs est tournée vers la tenue des élections du 23 décembre 2018».  Elles estiment que l’absence de réponses à leurs préoccupations antérieurement soulevées quant à la consultation et consentement des communautés locales d’Inga et celles habitant sur les sites visés pour les lignes de transport de l’électricité attendue de ce projet pose problème. Ainsi, indique-t-elles, la sauvegarde de leurs droits fondamentaux menacés par le projet, l’accès à l’information sur le projet, la transparence dans la gestion, la bonne gouvernance et la participation citoyenne demeurent des attentes majeures de la Société civile.

De ce qui précède et dans le but de préserver les droits des communautés et l’intérêt national, les Organisations signataires dénoncent l’opacité dans la signature de l’accord pour le développement exclusif du projet d’Inga III. Elles invitent ainsi l’État congolais à renoncer à l’accord pour le développement exclusif du projet d’Inga III.

«Nous voulons que le gouvernement puisse développer, avec ses propres moyens, des micros centrales de 5, 10 MW pour desservir de l’énergie électrique à toutes les Congolaises et Congolais. C’est quand-même déplorable qu’après 50 ans d’indépendance, nous continuons de faire la cuisson avec des bois de chauffage comme le font nos ancêtres au village (…) alors que nous avions pris des engagements à la COP21 à protéger notre forêt. Pourtant, nous avons les possibilités de faire développer les barrages dans tous les coins de la République», a déclaré à la presse le coordonnateur du projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie, Justin Mobomi.