Le BCNUDH s’inquiète du nombre des femmes victimes de violences sexuelles liées aux conflits

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Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) rapporte qu’en septembre 2018, 84 femmes adultes ont été victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés. Ce qui représente une hausse par rapport au mois précédent (34 victimes), mais en adéquation avec ceux du mois de juillet 2018 (95 femmes et deux hommes).

Hervé Ntumba

Selon le rapport dudit rapport, la province du Sud-Kivu est, en septembre, la plus affectée (51 femmes adultes), suivie de l’Ituri (13 femmes dont quatre par des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo +FARDC+). En fait, ce mois-ci encore, cette augmentation s’explique par les attaques de combattants Raïa Mutomboki dans plusieurs villages des territoires de Shabunda et de Mwenga au Sud-Kivu (50 femmes adultes).

Les combattants des groupes armés sont les auteurs de la majorité des cas de violences sexuelles (68 victimes adultes) avec, outre les combattants des Raïa Mutomboki, plusieurs cas de violences sexuelles perpétrés par des combattants des FRPI (huit victimes) et des miliciens de l’ethnie Twa (six femmes adultes) », renchérit le rapport.

Par ailleurs, le même bureau renseigne que les agents de l’Etat ont commis de graves crimes contre la population civile sur l’ensemble du territoire de la RDC. Ces agents de l’Etat ont été responsables de 321 violations, soit 52% des violations documentées en septembre 2018. Ce nombre représente une baisse par rapport aux 409 violations enregistrées au mois d’août 2018.

Le rapport rapporte que l’ensemble des violations commises par des agents de la PNC et des militaires des FARDC constitue 44% des violations et atteintes documentées. Pour cela, ces agents de l’Etat sont notamment les auteurs de l’exécution extrajudiciaire de 25 personnes, dont une femme.

« Si la majorité de ces violations a encore été documentée dans la province du Nord-Kivu (42%), les autres provinces particulièrement affectées sont celles du Sud-Kivu (15%) et de l’Ituri (12%). Les militaires des FARDC ont notamment été responsables de 39 violations du droit à l’intégrité physique (50 victimes, dont 16 femmes, y compris 11 femmes victimes de violences sexuelles), 37 violations du droit à la propriété et 19 violations du droit à la vie (23 victimes, dont 14 victimes d’exécutions extrajudiciaires parmi lesquelles une femme) », ajoute la même source.

En outre, le BCNUDH ajoute que les agents de l’Etat sont responsables de 16 victimes adultes, soit un nombre comparable au mois précédent (16 victimes), dont la majorité est attribuable aux militaires des FARDC (12 femmes adultes).