Santé en RDC : les États-Unis prévoient un soutien financier de l’ordre de 311 millions de USD

Partager
  • 3
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    3
    Partages

Tel que les choses évoluent avec la riposte contre  la maladie à virus Ebola en République  démocratique du Congo, et particulièrement à Beni dans la province du Nord-Kivu, l’intervention des partenaires extérieurs devient une nécessité urgente.

Par Véron K.

À l’issue de la cérémonie de présentation, mardi 30 octobre 2018 à Kinshasa, des copies figurées des lettres de créance au vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères  et de l’Intégration régionale, Léonard She Okitundu, le nouvel ambassadeur des États-Unis en République  démocratique du Congo, Mike Hammer, a promis, dès sa prise des fonctions, de mettre un accent particulier sur la lutte  contre la maladie à virus Ebola et la santé. Pour ce faire, il a révélé que les États-Unis ont prévu un soutien financier de l’ordre de 311 millions de dollars américains au système de santé  congolais.

 En effet, depuis des décennies, les Congolais de Kinshasa  ne cessent de s’interroger sur le pourcentage insignifiant que les décideurs allouent au secteur de santé. Le taux budgétaire ne dépassant même pas 5%, ils ne savent où donner de  la tête  lorsqu’il faut résoudre un problème sanitaire. D’autant plus  que, se retrouvant dans des situations d’impaiement des salaires ou de sous-paiement, ils se sentent désorientés et ne savent à quel saint se vouer.

Epidémie meurtrière 

 En  1976, une maladie meurtrière,  dénommée « maladie à virus Ebola »,  avait fait rage à Yambuku dans la province de l’Équateur. Bien qu’on ait, à cette époque-là déjà, déploré beaucoup de morts, cette épidémie avait été rapidement  éradiquée grâce au gouvernement et à l’apport financier des partenaires extérieurs. Malheureusement, au fil des années, elle  réapparaissait. Et aujourd’hui, on assiste à sa dixième résurgence à Beni.

Si, partout ailleurs, les épidémiologistes ne se butaient pas à d’énormes difficultés pour mettre fin à cette maladie, il n’en est pas le cas au Nord-est de la province du Nord-Kivu.

Contraintes

Comme on le sait,  la République démocratique  du Congo  est en proie à la guerre que ne cesse de lui mener les ADF-Nalu au Nord-est de la province du Nord-Kivu. La présence de cette milice ougandaise constitue un frein aux actions de riposte  contre la maladie à virus Ebola qui sévit dans cette partie du pays. À telle enseigne qu’à maintes reprises, les professionnels de santé sont victimes d’attaques de la part des groupes  armés. Ce qui amène les malades à s’évader de centres de traitement. À cela s’ajoutent certains pasteurs qui doutent de la maladie à virus Ebola et la qualifient de mauvais  sort.

 Toutefois, la coordination de la riposte contre Ebola à Beni ne baisse pas pavillon. Avec l’appui des missionnaires, des membres de la Société civile, des étudiants et autres catégories socio-professionnelles, elle multiplie des campagnes de sensibilisation pour  faire revenir les patients à la raison et faire  comprendre à la population le bien-fondé de la vaccination.

 Avec la bouffée d’oxygène des États-Unis, le gouvernement congolais doit donc mettre les bouchées doubles pour espérer l’éradication rapide de la maladie à virus Ebola à Beni.