Le doute persiste

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La Commission électorale nationale indépendante ne convainc toujours pas avec sa machine à voter. Contestée par toute l’Opposition, la machine à voter que la Céni veut faire passer comme une simple imprimante reste une énigme. Personne, autre que la Centrale électorale, ne sait ce qui se trouve réellement en-dessous du « capo logiciel » de cette fameuse machine à voter.

Par Le Potentiel

De 10 h 00 à 17h00, c’est le temps de la séance de travail que le candidat président de la République Alain Daniel Shekomba a eu le jeudi 1er novembre avec les experts de la Commission électorale nationale indépendante, y compris le président de cette institution. Pendant sept heures d’échanges, la Céni n’a pu avoir assez d’argument pour convaincre le candidat président et son équipe.

Bien au contraire. La Céni est restée de marbre ne voulant pas dévoiler ce qui se trouve sous le « capot logiciel ». Autant dire que le mystère reste entier sur la machine à voter. L’on ne sait ce que réellement la Centrale électorale a programmé dans cet outil informatique. Pire, la Céni qui est sous le diktat de la Majorité présidentielle, détient seul le secret de l’intelligence de la machine à voter.

Comment dès lors faire confiance à cette machine et à une Centrale électorale totalement contrôlée par une seule partie prenante au processus électoral ? Il s’avère que l’Opposition a pleinement raison de bouter cet outil électronique que nul ne maitrise. Sauf la céni.

Autant dire que le doute persiste quant à un usage sérieux de la machine à voter lors des scrutins de décembre 2018. Ce qui inspire des suspicions dans le camp, notamment, des forces politiques et sociales acquises au changement qui voient en cette technologie une machine à tricher en faveur de la Majorité au pouvoir.

C’est la énième confrontation entre la Céni et le détracteur de la machine à voter qui se termine de cette manière, sans résultat probant. Par contre, cela alimente les suspicions sur les intentions de tricherie de la famille politique du chef de l’Etat en complicité avec la Centrale électorale. Il est dont normal que le doute persiste sur cette machine à voter du reste controversée.