Beni : les forces vives s’inquiètent de l’évasion de plus 30 prisonniers de cachots militaires

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La Société civile de Beni de la province du Nord-Kivu exprime sa crainte après l’évasion, ce samedi 3 novembre 2018, d’au moins 30 détenus suite à l’attaque par des hommes armés non autrement identifies contre deux cachots de l’auditorat militaire.

Hervé Ntumba

D’après les sources concordantes, parmi les évadés figuraient aussi des présumés combattants ADF et des miliciens Mai-Mai. Pour cela, Société civile parle de « légèreté » des autorités dans la sécurisation des milieux de détention. Elle déplore la manière dont le gouvernement provinciale gère des prisons dans cette province.

« Nous craignons que ces criminels continuent à commettre des exactions, des criminalités dans les endroits où ils ont pris fuite. Cela prouve que la ville de Beni est sous une insécurité parce que ce n’est pas normal que les assaillants puissent arriver à l’auditorat, opérer à toute quiétude et puis rentrer malheureusement après avoir récupérer de force les bandits », a dit à Actualite.cd Kizito Bin Hangi, président de la Société civile en ville de Beni.

A ce sujet, les autorités militaires imputrnt l’attaque aux miliciens Mai-Mai de l’Union du peuple pour la libération du Congo (UPLC).

Compte tenu de cette évasion, le colonel Kumbu Ngoma, magistrat près la cour militaire opérationnelle s’est exprimé en ces termes : « Il s’agit de deux cachots de l’auditorat militaire qui ont été attaqués par les Mai-Mai. Tous les chefs Mai-Mai sont partis dont Kyandenga,  président de UPLC, son chef d’état-major chargé des opérations Liso et leur S3 Kingotolo qui opéraient de Eringeti jusqu’à Kanyabayonga, même le notable Kizerbo. Parmi les évadés il y a aussi un certain Moïse qu’on avait arrêté à Kasindi,où  il recevait les recrutés pour les acheminer en brousse ».