Kinshasa: ouverture de l’atelier de validation du plan d’action du Programme national de l’alimentation scolaire

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Cet atelier se veut technique et est censé examiner ce plan d’action du Programme national de l’alimentation scolaire, pour sa validation. Il offre une occasion aux participants de partager les recommandations de l’atelier SABER tenu, du 18 au 20 septembre dernier.

Par Stanislas Ntambwe

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Gaston Musemena a procédé, mercredi 07 novembre 2018, à l’ouverture de l’atelier de validation du plan d’action du Programme national de l’alimentation scolaire.

Organisé avec l’appui technique et financier du Programme alimentaire mondiale (PAM), cet atelier de deux jours (07 et 08 novembre 2018) souligne la volonté du Gouvernement de « faire des cantines scolaires un outil de lutte contre la faim et la malnutrition, du développement de l’éducation de qualité et de la relance de la production agricole locale », a déclaré le ministre d’Etat, ministre du Plan, dans son mot lu par son directeur de cabinet, Toussaint Kaziama qui le représentait.

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) entend promouvoir des discussions techniques de haut niveau pour bien capter les avis de toutes les parties prenantes et partant, d’aboutir à l’élaboration d’un document pertinent pour permettre au pays de prendre un engagement pour la mise en place d’un programme national d’alimentation scolaire.

L’atelier de ce mercredi regroupe les experts du Gouvernement, du secteur privé, de la société civile ainsi que des représentants des partenaires au développement. Il fait suite à l’atelier sur le diagnostic des capacités nationales à mettre en place une politique de l’alimentation scolaire qui a été organisé, du 18 au 20 septembre 2018.

Lors de ces assises, les experts ont utilisé le cadre SABER développé par la Banque mondiale et le PAM, pour identifier les politiques et institutions à mettre en place pour un programme national efficace des cantines scolaires. A l’issue de cet atelier, les participants ont proposé les grandes lignes d’un plan d’action à mettre en œuvre pour commencer, dans les plus brefs délais, les cantines scolaires nationales.

Capacité de nourrir 2 milliards de personnes

De l’avis des experts, l’alimentation scolaire à base de produits locaux permet de stabiliser les populations paysannes en leur fournissant les terres, les intrants agricoles et un marché pour écouler les surplus de et participer au développement du secteur agro-industriel et des réserves stratégiques, à l’exportation et à la croissance économique. L’alimentation scolaire a donc comme un de ses objectifs principaux le développement du capital humain.

Dans cette optique, le représentant adjoint du PAM en RDC, Hakan Falkel a affirmé que son institution, en collaboration avec d’autres partenaires au développement (la FAO, le Canada et le Japon) mène actuellement des projets pilotes qui s’avèrent porteurs d’espoir dans la stratégie de valorisation des achats locaux pour la fourniture des cantines scolaires.

« Les jardins scolaires gérés par les communautés locales elles-mêmes produisent pour l’école et enseignent aux enfants la valeur de la consommation des produits locaux et ses attributs sur la nutrition, leur développement physique et mentale et leur sens du civisme », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Hakan Falkel se dit convaincu qu’« avec un potentiel de nourrir 2 milliards de personnes, la RDC pourra aussi jouer un rôle moteur dans le développement de l’Alimentation scolaire en Afrique ».

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