Mauvais records

Partager
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    2
    Partages

À l’aurore de la fin du deuxième mandat du président de la République, un climat d’incertitude consécutif à la non-organisation des élections à terme échu s’installe dans le pays. L’opposition redoute, en effet, la tricherie programmée en amont dans la machine à voter, au vu de l’obsession qui habite le président de la Céni sur l’usage de cette technologie importée de la Corée du Sud. Du coup, plus les scrutins approchent, plus la confiance, elle, s’éloigne davantage. Y aura-t-il élections le 23 décembre 2018 ?

On dirait que la RDC bat les records mondiaux les plus tristes. C’est l’un des pays qui comptent le plus d’affamés, le plus d’assoiffés, où sévit le tribalisme et les violations des droits humains, … Les quatre facteurs du sous-développement y règnent en maîtres : pauvreté, maladie, famine, analphabétisme. C’est le pays des « manque de… », comme dirait le prêtre camerounais Jean Marc Ela.

Le rapport Doing business 2019 de la Banque mondiale vient rajouter à cette liste un autre affront : la RDC occupe la 184èmeplace sur les 190 pays dans le classement de climat des affaires. Ce n’est pas tout. L’éléphantesque équipe de campagne du candidat du FCC, c’est encore un record de mauvais goût. Ici surtout, la machine électorale de la majorité au pouvoir se servira des moyens de l’Etat pour faire élire son oiseau rare. Avec l’argent du contribuable congolais, les membres de l’exécutif et autres mandataires des entreprises publiques – encore en fonction – sont nommés pour faire couler le lait et le miel, en saignant à blanc les deniers publics. Et, personne ne s’en émeut outre mesure. Comme dans une jungle !

Avec les élections qui approchent, il est donc venu le temps de dire « non » aux accoucheurs des misères, de ces « manques de… ». Le fait que, visiblement, les accoucheurs des misères dans notre pays militent, toutes dents dressées, à fouler au pied ou à jeter dans les oubliettes les avancées du processus démocratique et les engagements pris dans l’accord de la saint-sylvestre, est une preuve que la situation sociale du peuple est le dernier de leurs soucis.

C’est alors advenu le temps de « debout Congolais, du Congolais en marche » vers la rupture, ici et maintenant, afin de renverser la tendance de ces mauvais records qui nous collent à la peau comme des sangsues.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *