Nord-Kivu : une délégation des Nations unies en visite à Beni

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En séjour de travail en République démocratique du Congo depuis le week-end dernier, Jean-Pierre Lacroix et Tedros Adhanom Ghebreyesus, respectivement Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix et directeur général de l’OMS, viennent d’être au chevet des victimes d’Ebola à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Par Véron K.

Les équipes de la riposte à Beni ont reçu la visite d’une importante délégation composée du Dr Oly Ilunga Kalenga, de Jean-Pierre Lacroix, du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, de Leila Zerrougui, respectivement ministre de la Santé publique, secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, directeur général de l’OMS et représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en RDC.

Cette visite a commencé par le centre des opérations d’urgence de la riposte où le coordonnateur national de la riposte, Dr Ndjoloko Tambwe Bathe, a présenté la situation épidémiologique, les défis et les avancées de la réponse.

Au nom de tous les intervenants dans la riposte, le coordonnateur a accepté le brevet de mérite qui lui a été remis pour les féliciter du travail abattu dans cette épidémie d’Ebola, qui est l’épidémie la plus complexe de l’histoire du pays.

À Beni, rapporte le ministère de la Santé publique, cette délégation s’est rendue à la mairie où elle a rencontré le comité de sécurité pour faire le point sur la situation sécuritaire et la Société civile qui a partagé le point de vue des habitants de la ville par rapport à l’épidémie d’Ebola et la situation sécuritaire.

La délégation s’est ensuite réunie avec les équipes de la sous-coordination de Beni. Il s’en est suivi la visite du chantier du centre de transit en construction qui accueillera les nombreux cas suspects détectés chaque jour avant leur transfert au CTE en cas de test laboratoire positif.

Selon la coordination de la riposte, les équipes de surveillance reçoivent, en moyenne, 100 alertes par jour, parmi lesquelles une trentaine deviennent des cas suspects à investiguer, prélever et isoler. L’ouverture du centre de transit permettra de décharger le CTE de 60 lits qui est actuellement rempli.

Le ministre de la Santé publique a profité de la présence des hôtes de marque pour féliciter vivement les équipes qui ont réussi, jusqu’à présent, à éviter que cette épidémie ne se transforme en véritable drame humain entraînant des milliers de morts à travers le pays. Dr Oly Ilunga Kalenga s’est dit rassuré en voyant les avancées positives réalisées depuis le recadrage du plan de riposte et les nouvelles orientations prises au mois d’octobre dernier. « Bien que le nombre de nouveaux cas confirmés rapportés quotidiennement ait légèrement diminué ces derniers jours, la situation reste extrêmement critique et il n’est pas temps de baisser les bras. Au contraire, c’est durant ces moments d’apparente accalmie que les équipes doivent redoubler d’effort pour identifier et isoler les cas se trouvant encore dans la communauté et éviter une nouvelle flambée épidémique », a souligné le ministre.

Insécurité

Le ministère de la Santé publique rapporte également qu’une équipe de trois agents de la protection civile et un épidémiologue a été prise en otage par un groupe de rebelles Maï-Maï au niveau du village Matembo, situé sur la route entre Beni et Butembo, alors qu’ils préparaient un enterrement digne et sécurisé. Un décès communautaire était survenu dans le village et la famille avait appelé les services d’urgence. Arrivée sur les lieux, l’équipe a procédé à la décontamination de l’habitation, au prélèvement sur le corps du défunt et à la préparation du corps pour l’enterrement. C’est à ce moment-là que les rebelles sont entrés dans le village et ont pris en otage les quatre agents de la riposte. L’alerte est remontée à la commission sécurité de la coordination qui a alors envoyé des policiers pour libérer les otages. Retrouvés heureusement sains et saufs, les otages ont été libérés rapidement   et le test laboratoire de l’échantillon était négatif.

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