Grève à l’Université de Kinshasa : des étudiants en colère

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Les étudiants de l’Université de Kinshasa (Unikin) ont manifesté, ce lundi 12 novembre 2018, leur mécontentement contre le mouvement de grève qui continue de secouer leur al-mater. Ils accusent le gouvernement d’être à la base de ladite grève, du fait qu’ils sont pénalisés.

Hervé Ntumba

Les étudiants de l’Unikin évoquent le non-respect de l’engagement du gouvernement en vue de régulariser la situation salariale des enseignants. Quant à eux, cette grève a paralysé les cours dans plusieurs facultés. D’où, la grève risque de perturber le calandrer académique, alors que dans d’autres instituts privés les cours sont dispensés normalement.

Par ailleurs, les professeurs de l’Université de Kisangani (UNIKIS) n’ont pas enseigné ce lundi 12 novembre matin. Ils exigent la prise en compte de leurs revendications par le gouvernement, avant la reprise d’activités académiques.

Selon la Radio Okapi, leur principale revendication porte sur l’application intégrale de l’accord du 13 octobre 2017 relatif notamment au « paiement de trois paliers devant permettre la récupération du pouvoir d’achat perdu à la suite de la dépréciation du franc congolais ».

Face à cette situation, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, a appelé les étudiants de l’Unikin au calme.

One thought on “Grève à l’Université de Kinshasa : des étudiants en colère

  1. Le financement de la CENI et les revendications des professeurs d’université
    Le ministre de l’Enseignement supérieur Steve Mbikayi a déclaré que le gouvernement n’avait pu honorer ses engagements envers les professeurs parce que des fonds importants sont affectés aux élections. Si cela est le cas, c’est vraiment débile ce qui se passe dans notre pays. Les Nations Unies avaient offert leur aide pour l’organisation des élections au Congo. Le gouvernement congolais, tout fier de sa souveraineté, avait alors décliné cette offre et déclaré assumer lui-même en toute indépendance toutes les dépenses relatives aux élections du 23 décembre. Des fonds ont été libérés à cette fin et, logiquement, ça na devrait pas impacter les revendications des professeurs, le budget de la CENI étant évalué et renfloué exactement tel que prévu bien avant la grève des professeurs. Devons-nous comprendre que tout le personnel impayé de l’État et d’autres organismes publics sont victimes de cette confusion au niveau des caisses de l’État et de la CENI?

    le patriote Vini Mbilo
    Canada

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