Au nom de la base

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L’accord de Genève n’aura tenu qu’au bout de 24 petites heures. Après avoir tenu tout un peuple en haleine, l’opposition vient de lui offrir, sur un plateau empoisonné,un spectacle désolant. Il a fallu juste l’espace d’une nuit, pour que les deux candidats-poids lourds à la présidentiel (Tshisekedi et Kamerhe) fassent volte-face, en reniantleurspropres signatures. Un rétropédalage qu’aucun esprit sensé ne peut expliquer !

Le Potentiel    

D’aucuns estiment que cet acte dénote d’un manque criant de leadership. Car, en effet, un leader, c’est un meneur d’hommes, un guide éclairé, un veilleur et éveilleur de consciences… À l’instar d’un berger du troupeau, c’est lui qui montre la voie à suivre à ses brebis et non l’inverse. La foule, dit-on, n’a pas d’âme. Surtout lorsqu’elle est surchauffée, la foule agit par instinct grégaire, sans tenir compte des conséquences qui vont advenir. C’est quand même étonnant et drôle pour un leader qui doit paniquer et céder juste à cause d’une petite tempête dans un verre d’eau. Qu’adviendrait-il alors si jamais un jour au sommet de l’État, le peuple se soulevait pour revendiquer tel ou tel autre droit ?

Pourtant, les forces sociales acquises au changement, l’Église catholique en tête, se sont beaucoup investies pour arracher, parfois dans le sang, cette alternance que les opposants sont en passe de vandaliser à vil prix. Au nom des intérêts égoïstes. Que des arrestations, que des brimades, que des morts n’a-t-on pas enregistrés pour réclamer la tenue des élections et baliser le chemin de l’alternance.

Quoi qu’il en soit, ceux qui se targuent d’avoir des bases comme rempart, devraient retenir qu’au stade actuel des choses, personne, fut-il populaire dans sa base, n’est en mesure de remporter les élections en solo. Surtout que le scrutin a été réduit à un tour et à la majorité relative des voix.

Que dire de plus ? Au nom d’une certaine « base », les leaders ont fait un rétropédalage à 150 degré. Au nom de la base, le retrait de Tshisekedi et Kamerhe prouve que les partis politiques ne sont pas guidés par l’intérêt du pays. Leur motivation est ailleurs. Avec ce coup de massue, c’est toute l’unité de l’opposition qui vole en éclats. Triste fin d’un marché de dupes.

2 thoughts on “Au nom de la base

  1. Qui représente quelque chose pour ce pays, et qu’est ce qu’il propose ,et qu’est ce qu’il a comme bagage. tout le monde parle de se surpasser mais tout le monde a dans sa date l’idée de ce dépassement de soi; Tous les autres doivent se dépasser au profit de moi. Je pense que s’il ya quelqu’un qui doit se surpasser c’est celui qu’on présente comme ayant tout et n’ayant pas besoin  des autres.

    l’analyse du « Potentiel » est parfaite à mon sens, on a presqu’envie de rien y rajouter; et c’est la conclusion qui est la plus parfaite. les partis politiques ne sont pas guidés par l’intérêt du pays. Leur motivation est ailleurs. Celui qui s’est empressé de parler par voie téléphonique l’a dit, il était aux négociations pour le compte de son parti, et il a regardé les intérêts de son parti. Moi qui pensais qu’ils regardaient l’intérêt du Congo pays. Ça explique ce revirement.
    Mais je salue l’intelligence qui a rédigé cet acte d’engagement. Il ressort très clairement que lorsqu’ ils ont mis le Pays au centre de leurs intérêts, ils ont réussi à trouver LIBREMENT la voie. Quand on est d’accord de signer un tel document ,pour se rébifer après, on est pas loin d’être un inculte.

  2. Oui mais tout de même Fayulu ne peut rien représenter dans ce pays ! On l’aime bien mais pas pour ce niveau là de gestion . Rien ‘est perdu en tout cas : on repart alors sur des nouvelles donnes et tout ira pour le mieux . Il faut se surpasser pour le bien de ce grand pays .
    On veut sauver tout le monde donc pas de défaitisme !

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