Jean-P. Lacroix : « La machine à voter ne constitue pas un obstacle pour la tenue des élections »

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Sur RFI, mardi 13 novembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, est revenu sur la machine à voter. Question qui divise la classe politique congolaise, à quelques jours de la tenue des élections. Selon lui, cet outil informatique n’est pas un obstacle pour la bonne tenue des élections.

 

Par Pitshou Mulumba

Pour le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, la machine à voter n’est pas un obstacle pour la bonne tenue des élections, le 23 décembre 2018.

« Moi, j’ai vu les bulletins papiers congolais, ce n’est pas non plus idéal. Ce sont des papiers qui font des dizaines de pages. Je crois qu’il faut regarder au-delà. La machine à voter est un choix congolais. Je crois qu’il faut travailler sur base des modalités fixées par les autorités pour que les scrutins se déroulent de la meilleure manière », a dit Jean-Pierre Lacroix.

Pour la deuxième personnalité des Nations unies, l’essentiel est de préserver la stabilité du pays. « Nous sommes conscients du fait qu’un certain nombre de responsables d’Opposition expriment des préoccupations, donc nous entendons toutes ces préoccupations et craintes. Mais je pense qu’il faut regarder plus loin. Je crois qu’il faut regarder vraiment aux conditions d’ensemble, à la préservation d’un espace qui permette à chacun de s’exprimer. Aucune solution n’est parfaite. J’ai vu des bulletins de vote papier congolais, ce n’est pas non plus idéal. Ce sont des feuillets, si je me souviens bien, qui font des dizaines et des dizaines de pages de la taille d’un journal du soir français, avec tout ce que cela implique en termes de logistique, en termes de contraintes de transport, etc. Donc je crois qu’il faut regarder au-delà et la machine à voter a été un choix congolais. Il faut travailler pour que, encore une fois, dans les modalités qui ont été définies par les autorités congolaises, le scrutin se déroule de la meilleure manière qui soit possible », a-t-il indiqué.

S’agissant du refus de la RDC sur l’aide de la Monusco dans la logistique électorale, le Jean-Pierre Lacroix a donné de la voix en ces termes : « L’élection, c’est d’abord l’affaire des Congolais. Nous ne sommes jamais, nous n’avons jamais été dans l’esprit de nous imposer ou de faire de l’ingérence. Il y a eu déjà beaucoup qui a été fait avec l’appui de la Monusco. L’enregistrement des électeurs est un processus qui a largement fait appel au soutien logistique de la Monusco et je pense que ce soutien est essentiel pour permettre que 44 millions d’électeurs aient pu être enregistrés, ce qui est fondamental. Et nous sommes disponibles pour faire plus et y compris dans le domaine logistique, si on nous le demande ».

Pour rappel, le secrétaire général adjoint de l’ONU a fini vendredi 9 novembre sa mission en RDC. Jean-Pierre Lacroix a quitté Kinshasa au terme d’une visite de quatre jours qui l’a conduit successivement à Goma et à Beni dans la province du Nord Kivu.

Lors de sa conférence de presse à Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix a reconnu que le gouvernement de la RDC, les agences onusiennes et les différents acteurs engagés dans la riposte contre l’épidémie du virus à Ebola à Beni abattent un grand travail sur le terrain. Mais il estime aussi qu’il faut redoubler d’efforts pour faire face aux défis majeurs de cette lutte. Jean-Pierre Lacroix était accompagné du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanon Ghebreyesus.