Tous en campagne !

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Avec ou sans consensus autour des matières à controverse, potentiellement conflictogènes au-delà du 23 décembre, la Céni s’est religieusement bouché les oreilles et a pris le pari historique de conduire le peuple congolais, comme des moutons, aux élections de décembre 2018.

La campagne électorale s’ouvre ce jeudi matin. C’est à une autre étape, à d’autres paradigmes, que nous convie la Céni. Le gong est donc donné pour que tous les candidats – président de la République (21), députés nationaux (15 355) et provinciaux (19 640) – se lancent dans la bataille afin de vendre leurs chimères à une population qui, depuis 58 ans, ne s’investit plus dans l’homme politique.

Donc, pendant 30 jours, des milliers de candidats sont autorisés à sillonner les villages de brousse ou les quartiers des centres urbains. Ils vont tous à la pêche aux voix pour gagner le précieux mandat électif.

La Céni ne travaillant pas seule dans la mise en œuvre des prescrits de la Loi électorale et de la Constitution, d’autres services de l’État sont légalement mis à contribution pour accompagner le processus électoral. C’est ici le lieu d’exiger le traitement équitable à réserver à tous les candidats au niveau des structures officielles.

Plus concrètement, le ministère de l’Intérieur doit, sans délai, mettre à la disposition des candidats « président de la République » les 25 policiers prévus par loi pour leur sécurité (Art. 110 bis de la Loi électorale). Les meetings publics doivent enfin être autorisés. Partout et pour tous.

De leur côté, les gestionnaires de la radiotélévision nationale congolaise (RTNC) doivent veiller, contrairement à leurs réflexes d’exclusion, à accorder le même temps d’antenne à tous les candidats.

La loi qui impose ces exigences, s’impose à tous. Tout le monde doit donc s’y plier en vue d’un processus électoral apaisé.