Les femmes mènent le plaidoyer pour leur participation équitable sur les listes électorales

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Par Sylvie Ngalula

Les travaux sur l’atelier d’actualisation de mise en œuvre de la stratégie Genre et élection de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, se sont clôturé le mardi 21 novembre. A l’issue de cette rencontre, les participantes ont recommandé de mener des actions de plaidoyer pour la participation équitable  des hommes et femmes sur les listes électorales ; plaidoyer en faveur du regroupement des partis politiques ; mobiliser les ressources auprès de toutes les femmes évoluant dans les différents secteurs de la vie nationale afin de soutenir les candidatures féminines lors des élections, peu importe leur  appartenance politique ; exploiter la  solidarité des femmes et des jeunes filles dans toutes les actions planifiées, mais aussi, renforcer le travail en synergie ;  finaliser le processus d’enrôlement des élections dans l’espace Kasaï tout en mettant en place des mécanismes pouvant faciliter l’enrôlement massif des femmes ;  enfin, appuyer les structures féminines pour assurer la sensibilisation de proximité pour l’enrôlement massif des femmes dans le Kasaï.

Satisfecit

Représentant le président de la CENI à ces travaux, le rapporteur Jean-Pierre Kalamba s’est dit satisfait de l’intérêt manifesté par les femmes au cours de l’atelier. La CENI prend acte du rapport et de différentes recommandations formulées par les participantes à cet atelier. M. Kalamba a souligné que les différentes actions envisagées visent un objectif : celui de l’amélioration de la participation active des femmes dans la gouvernance politique du pays. Il a rassuré que les travaux entrepris au cours de cet atelier, pourront se poursuivre à travers les plénières à la CENI. Ainsi, il a félicité les femmes d’avoir suivi avec assiduité les exposés de différentes intervenantes ainsi que les expériences de chacune.

Par ailleurs, Mme Elodie Ntamuzinda, membre de l’assemblée plénière de la CENI, a souligné que sa structure travaille toujours avec les parties prenantes dont les femmes. Elle a fait savoir qu’il y a de consortium des femmes qui suit de près les activités électorales et qui reliait le message à d’autres consortiums des femmes. La CENI, a-t-elle mentionné, ne peut pas réunir tous les consortiums des femmes au même moment, étant donné qu’ils sont nombreux. Elle a pris juste un échantillon de femmes. Aussi a-t-elle précisé la CENI a compris qu’il fallait actualiser le plan d’action déjà existant et qui ne prenait pas en compte le calendrier. Or, a-t-elle poursuivi, le calendrier est considéré comme la boussole qui devrait disposer un outil d’accompagnement et de sensibilisation. « Nous avons compris que ce plan n’était plus d’actualité et qu’il faudrait l’actualiser ; c’est la raison même de la tenue de cet atelier », a-t-elle expliqué.

Pour rappel, l’activité a été organisée par la CENI en partenariat avec l’Onu-Femmes, le consortium des réseaux des femmes et d’autres agences des Nations unies. L’objectif de cet atelier était de permettre aux femmes de réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour maximiser leur participation massive à la vie politique.