Sud-Kivu : retour au calme après des affrontements à Fizi

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Après des violents affrontements entre la coalition des miliciens Maimai Yakotumba, FNL, Cheik Hassan et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans la matinée de lundi 3 décembre 2018, le calme est revenu dans le secteur de Tanganyika, en territoire de Fizi, rapporte LaPrunelle.info.

Selon des sources de la société civile sur place, les FARDC ont procédé à une opération de ratissage pour se rassurer que les miliciens se sont retirés de la contrée.

« Les activités ont repris normalement : transport en commun, marchés etc. et la route nationale N° Bukavu-Uvira-Fizi-Lulimba-Kalemie-a été rouverte au trafic », a confié à LaPrunelle.info, un activiste des droits humains de Fizi, qui dit craindre des nouvelles attaques des miliciens. Plusieurs habitants qui se sont déplacés dans d’autres contrées pour fuir les combats, regagnent petit à petit leurs domiciles. D’autres craignent toujours de retourner jusqu’à présent.

Selon cet acteur de la société civile, « il y a eu un déplacement important des habitants depuis le début de ces combats à plusieurs Kilomètres de Mboko, il y a deux ou trois jours et aujourd’hui d’autres se sont déplacés nombre important. Les uns retournent déjà mais les autres prennent encore leur temps pour observer la suite au courant de la semaine. La peur est toujours perceptible ».

La peur des réfugiés du camp de Lusenda

Ces affrontements se sont déroulés à près de 15 Km du camp de Lusenda. Un camp qui regroupe des réfugiés Burundais. Dans des propos recueillis par le magazine « Ongea » du programme Internews au Sud-Kivu, ces réfugiés disent craindre pour leur sécurité, d’autant plus qu’ils sont plus de 30 milles réfugiés dans ce camp.

« Le matin quand nous nous sommes levés, nous avons entendu des crépitements des armes lourdes, pas vraiment très loin de nos camps. Les enfants n’ont pas étudié parce qu’on avait peur dans le camp. les activités n’ont pas été effectives ici. Les gens n’ont pas cultivé, les enfants n’ont pas étudié, les motards n’ont pas travaillé et beaucoup d’autres activités n’ont pas tourné comme il se doit parce qu’on avait peur. Nous demandons aux autorités et à la Commission Nationale des Refugiés de sécuriser le camp », plaide un réfugié.

« Comme réfugiés Burundais nous étions confus d’entendre des crépitements des balles et nous pensons qu’il y a un danger. Nous déplorons le fait que nous rencontrons encore ce que nous avons fui au Burundi. Nous avons peur. Nous leur supplions de nous délocaliser parce que ce lieu et très dangereux », dit un autre au micro de Magazine qui parle de la vie du réfugié au camp de Lusenda.

Des violents combats ont opposé les FARDC et les miliciens Maïmaï, tôt le matin de ce lundi 3 décembre 2018 à Mboko, chef-lieu du secteur de Tanganyika, situé à 45 d’Uvira et 45 Km de Baraka et 15 Km du camp de Lusenda au Sud de la province du Sud-Kivu.

Cette information a été confirmée à Laprunellerdc.info par le Chef de groupement Babungwe Nord, le mwami Charles Sadi N’simbi qui indiquait, vers 9 heures que, les forces loyalistes contrôlaient la situation sur terrain.

Dans un communiqué, les FARDC ont rapporté la mort de deux miliciens de la coalition et 1 militaire loyaliste comme bilan humain de ces affrontements.

Le dimanche 2 décembre dernier l’armée annonçait la mort de 12 combattants Maïmaï de la coalition Yakotumba, FNL et She Hassan dans des affrontements de Majaga à environs 80 Km de Mboko dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu. Dans un communiqué, le porte-parole adjoint de la 33ième Région militaire basée à Bukavu rappelait la détermination des forces loyalistes à poursuivre cette coalition dans ces forêts du Sud de la province.

A part les rebelles, l’armée reconnaissait la perte de 3 militaires, «noyés dans une rivière ».

Avec Laprunelle.info

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