Bloomberg, journal American de business fait une analyse sur le prochain scrutin présidentiel en RDC

Partager
  • 6
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    6
    Partages

Le principal rival de Shadary est Felix Tshisekedi, le chef du plus grand parti de l’opposition. Il a le soutien de Vital Kamerhe, arrivé troisième en 2011. Ils ont convenu que Tshisekedi assumerait les fonctions de président et Kamerhe de premier ministre, et qu’ils échangeraient les rôles après les prochaines élections en 2023. Le seul autre candidat ayant une chance de gagner comme un outsider est Martin Fayulu, ancien directeur d’Exxon Mobil Corp. Il dirige un petit parti à l’Assemblée nationale du Congo et a le soutien de quatre autres dirigeants de l’opposition. Parmi eux, poids lourds Moise Katumbi, un ancien gouverneur de la province du Katanga, riche en minerais, qui a été empêché de rentrer dans le pays pour déposer sa candidature, et Jean-Pierre Bemba, un ancien vice-président qui a été disqualifié par la Commission électorale du Congo à cause de la subornation de témoin.

Qui est le probable gagnant?

Sur papier, Tshisekedi a un léger avantage. Un sondage d’opinion publié en octobre – avant que les coalitions de l’opposition finalisent leurs tickets(alliances) – lui a apporté un soutien de 36%, Kamerhe avec 17% et Shadary avec 16%. Fayulu n’a obtenu que 8%, selon le sondage réalisé par le Congo Research Group de l’Université de New York et le Bureau d’études, de recherches et de consulting international basé au Congo. Mais un vote fractionné de l’opposition dans un scrutin à un seul tour jouera en faveur de Shadary.

Quelles sont les promesses des principaux candidats ?

Shadary s’est engagé à presque tripler les dépenses publiques afin d’augmenter les salaires des fonctionnaires, de créer des emplois et d’améliorer les services de santé et l’éducation. Il s’est également engagé à améliorer la sécurité, en particulier dans l’est du pays, ravagé par la violence intercommunautaire depuis plus de deux décennies. Il compte financer ses projets en augmentant les recettes fiscales des entreprises exportant les ressources naturelles du Congo. Tshisekedi et Fayulu ont tous deux déclaré qu’ils lutteraient contre la corruption généralisée, renforceraient la sécurité et favoriseraient le développement.

Existe-t-il des préoccupations quant à la crédibilité du vote?

Oui. Le Congo a refusé l’aide étrangère pour l’organisation des élections et aurait importé plus de 100 000 machines à voter en provenance de Corée du Sud, qui imprimeront le choix de chaque électeur sur les bulletins de vote. Alors que la commission électorale a déclaré que les machines à voter contribueraient à garantir que les résultats ne sont pas truqués, l’opposition les a décrites « machines à tricher » . L’opposition se plaint également que le fichier électoral contient des millions de noms d’électeurs «fictifs».

Michaël Cohen et William Clowes,

Traduit par Anglo Congo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *