Café-genre: les femmes réfléchissent sur la mise en œuvre des recommandations et perspectives 2018

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Le débat sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes et des femmes manque de visibilité pour garantir son inscription parmi les priorités à l’agenda national. C’est pour cette raison qu’ONU Femmes entend se faire le partenaire du pays pour promouvoir ces questions et dynamiser le plaidoyer ainsi que la réflexion et la sensibilisation.

 

Sylvie Nalula

La 5ème édition du café-genre, organisée par l’Onu femmes a eu lieu le vendredi 8 décembre 2017, à Roméo Golf, à Gombe. Cette rencontre a tourné autour du thème « Les cafés-Genre en RDC : l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations et perspectives 2018 ». C’était une occasion pour la ministre du Genre, Mme Chantal Safou, l’Onu femmes et  les femmes des différentes associations féminines de réfléchir pour la mise en œuvre des recommandations issues des cafés-genre précédents.

L’objectif de cette rencontre, a souligné Mme Awa Ndiaye, représentante de l’Onu femmes en RDC, est de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes et des femmes et dynamiser le plaidoyer ainsi que la réflexion et la sensibilisation. « C’est parce que le dialogue et l’échange d’expériences ainsi que l’ouverture à de nouvelles pratiques font partie intégrante d’une démarche visant ces objectifs », a-t-elle indiqué. Avant de souligner que le Café Genre se veut un espace de dialogue, une plateforme d’échanges et un lieu de rencontres et de réflexions.

À cet effet, l’initiative « Café Genre » propose un cycle de conférences thématiques autour des problématiques et enjeux sociaux de genre, soit de la promotion de l’égalité des sexes en RDC.

C’est aussi une occasion pour différents acteurs-clés impliqués dans la promotion de l’égalité des sexes en RDC, de réfléchir ensemble.

Au total, il y a eu  cinq cafés-genre avec divers thèmes, à savoir « la Restitution des rencontres du Pré – Sommet et des résultats du 28ème sommet des Chefs d’État et de Gouvernements de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie». À l’issue de cette rencontre, Cinq principales recommandations ont été retenues, entre autres : appuyer les initiatives d’entreprenariat pour la jeunesse à travers la création d’un fond d’investissement au profit des jeunes femmes ;  soutenir les efforts de participation de la femme ; assurer la participation effective de tous à la promotion des droits de la femme.

Concernant la deuxième édition sur « Regards croisés dans le domaine de lutte contre les violences », six  recommandations ont été formulées par les participants, à savoir : impliquer les hommes, les garçons et la jeunesse à travers le développement de la masculinité positive et bâtir une nouvelle génération dans la lutte contre les violences sexuelles ; autonomiser la femme et la jeune fille pour une approche innovante de réduction de la vulnérabilité de la femme et jeune fille ; prêter attention à l’image de la femme véhiculée à travers les médias et divers supports et canaux de communication.

Troisième édition : « Participation politique des femmes et mouvement féminin dans le contexte des élections et de la décentralisation en République démocratique du Congo » ; ainsi que la quatrième édition qui a tourné autour du thème: « Pour une intégration effective du genre dans la réponse humanitaire ».

Appuyer l’assistance humanitaire à travers l’implication du gouvernement et des partenaires techniques et financiers ; partager les informations sur l’humanitaire pour corriger les irrégularités dans la géolocalisation des interventions ;  élaborer un répertoire des instruments à ratifier pour un plaidoyer au niveau de différentes institutions, en particulier le Parlement ; parler de l’éducation qui semble être reléguée à un besoin secondaire, alors qu’elle prend chaque jour d’importance dans les contextes de crise humanitaire.

Quant à Mme Marie-Madeleine Kalala, membre de la Société civile, elle a émis son point de vue concernant la recommandation formulée par rapport à la participation effective de tous  à la promotion des droits de la femme pour un effet immédiat sur la promotion et le respect des droits de l’homme en général. Pour elle, cette recommandation reste toujours d’actualité. Il faut mettre un accent particulier et accentuer les activités de plaidoyer pour faire respecter les droits humains.

Aussi, a-t-elle ajouté, il faut demander au gouvernement d’inscrire dans ses politiques, la lutte contre la vulnérabilité et de débloquer un fonds pour les activités. « Savoir et savoir-faire, c’est ce qui ouvre les portes », a conclu la militante des droits de l’homme.

Signalons que les filles chercheuses du programme « la Pépinière » ont aussi rehaussé de leur présence cette cérémonie. Elles ont également saisi cette opportunité pour faire des témoignages.