Présidentielle/RDC : vers une nouvelle tension électorale ?

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La campagne électorale en RDC ne se déroule pas dans la sérénité. On assiste aux accrochages entre la coalition « Lamuka » et le Front commun pour le Congo (FCC). L’opposition accuse ce dernier de perturber ses activités liées à la campagne électorale. Par ailleurs, le candidat président de la République, Alain Shekomba, dénonce l’attaque dont lui et son cortège ont été victimes, samedi 8 novembre, au Kongo-Central. Eu égard à cela, les élections en RDC risquent de s’enliser dans une grave violence.

Le candidat de la plate-forme « Lamuka » à la présidentielle 2018, Martin Fayulu, a été empêché dimanche 9 décembre d’atterrir à l’aéroport de Kindu, affirme son directeur de campagne Pierre Lumbi. Il accuse les autorités provinciales de Maniema d’avoir déployer des éléments de la police à l’aéroport pour empêcher la population d’aller accueillir le candidat Fayulu. « La population est encore très fortement mobilisée pour accueillir Martin Fayulu. Malheureusement, le gouverneur et certaines autorités de la ville en ont décidé autrement. Puis qu’ils ont déployé et la police et les militaires mais aussi des groupes des voyous qui empêchent l’accès à l’aéroport », a affirmé M. Lumbi.

D’après certaines sources, la ville était sous tension cet après-midi. Des milliers de militants et sympathisants de Lamuka s’affrontaient à un Kilomètre de l’aéroport avec quelques éléments de la police. Ceux-ci les dispersaient aux moyens des gaz lacrymogènes alors qu’eux répliquaient par des jets des pierres.

L’avion qui avait décollé de Buta (Bas-Uélé), a donc atterri à Kisangani (Tshopo) en attendant de repartir à Kindu lundi matin, a-t-on appris. Huit personnes ont été grièvement blessées dont quatre par balles à Kindu (Maniema) lors des accrochages entre militants de « Lamuka » et les jeunes portant des T-shirts du PPRD. Ce bilan provisoire a été présenté par l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ).

Face à cette situation, les militants de « Lamuka » ont érigé le soir des barricades sur le boulevard Joseph Kabila et brûlé des pneus. Un important dispositif sécuritaire a été déployé dans tous les points chauds de la ville, renseigne plusieurs sources. Raison pour laquelle la coalition « Lamuka » accuse le gouvernement de mettre des entraves pour que leur son leader ne puisse pas se déplacer à travers le pays. Pour elle, les premières de ces entraves ont été de lui refuser l’autorisation des trois avions. Toutefois, Radio Okapi a tenté de joindre à ce sujet les autorités provinciales, sans succès.

Par ailleurs, le candidat président de la République Alain Shekomba dénonce l’attaque dont lui et son cortège ont été victimes samedi 8 novembre à Matadi, dans la province du Kongo-Central par des gangsters urbains appelés communément « Kulunas ». Le bilan provisoire fait état des blessés graves et le matériel électronique de campagne détruis et volés.

Dans ce cas, ce candidat à la présidentielle dénonce l’absence de l’intervention des éléments de la police lors de cette attaque. D’où, il s’est dit très choqué.

En outre, les militants de « Lamuka » ont perturbé le meeting de Tshisekedi par des chansons pro Fayulu, alors qu’il tenait le meeting à la tribune centrale de la ville, à Bunia. Quant au fait, quelques militants de « Lamuka », mobilisés et portant des t-shirt de la plateforme « Ensemble pour le changement », ont entonné des chants en faveur de Martin Fayulu. A noter que tout se passait sous les barbes des éléments de la police qui s’étaient déployés aux alentours du lieu du meeting.

Voyant tout cet affrontement en pleine campagne électorale, les candidats à la présidentielle sont appelés à ne s’impliquer dans les confrontations, mais privilégiant la liberté d’expression afin d’avancer la démocratie.

Hervé Ntumba

One thought on “Présidentielle/RDC : vers une nouvelle tension électorale ?

  1. La liberté d’expression pour faire avancer la démocratie, tel doit être le mot d’ordre pour aller de l’avant vers le développement et la prospérité de la Nation, sinon il y aura une démocratie chaotique genre FCC.. Des entraves multiples parsèment l’actuelle campagne électorale, telles que relevées dans cet article, ce qui démontre un esprit anti-démocratique des dirigeants et leurs partisans. Par ailleurs, nous avons suivi le discours de notre Prix Nobel Mukegwe hier, discours combien pathétique et patriotique pour ceux et celles qui chérissent le Congo humain, pas juste une passion pour ses ressources naturelles. Le chaos est entretenu par la Majorité Présidentielle aux abois et ça sent la panique dans ce camp. Son porte-parole a reproché au lauréat Mukegwe de s’être écarté de la médecine en se mêlant de la politique dans son allocution. Atundu avait fait les mêmes reproches aux prélats catholiques de la CENCO. De quel droit le porte-parole de la MP peut-il se permettre d’interdire aux Citoyens congolais de s’occuper des affaires de la Cité, de les empêcher de se mêler de ce qui les regarde de très près? Devons-nous nous en remettre à Dieu pendant que vous, vous volez allègrement les deniers publics et pillez nos richesses à nous tous??? Juriste qu’il est, il doit bien savoir que si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi, des fois pour ton grand malheur. Et c’est notre triste réalité congolaise aujourd’hui, car la politique sans éthique du régime Kabila, la négligence des valeurs morales a amené les Congolais de la MP à un excès de cupidité sans limite plongeant le pays dans des actes d’injustice criante et des situations d’inégalités flagrantes. Monsieur Atundu qui se plaît à donner des leçons de politique aux autres sait très bien que sans éthique, la politique ne mérite pas ce nom. Qu’il commence d’abord par éduquer les dirigeants et les partisans du FCC et le chaos et l’esprit anti-démocratique de ces derniers jours de la campagne électorale ne présenteront de danger ni pour les candidats ni pour le peuple congolais qui en a assez de la médiocrité et de la perte de dignité foncière des femmes, hommes et enfants congolais. Qu’il arrête de chanter le kabilisme avec de fausses notes, sans y croire lui-même.

    le patriote Vini Mbilo
    Canada

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