Prétexte chaos

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Dans une interview accordée la semaine dernière à un média international, le président Joseph Kabila a confirmé : les élections présidentielle, législatives et provinciales auront bel et bien lieu le 23 décembre. Il n’en est pas candidat. Il rejoint en cela le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour qui la date du 23 décembre ne peut être dépassée sans conséquences on ne peut plus fâcheuses. Que nul ne saurait supporter.

Mais sur le terrain, une autre réalité est en train de se dessiner, celle que nous avions prévenue dans nos éditions précédentes : « Éviter les affrontements ». Un prêche dans le désert ? Possible si on écoute les plaintes des candidats présidentiables ayant le vent en poupe. Du reste les seuls à battre campagne à travers le pays, à savoir la Majorité présidentielle avec son candidat Ramazani Shadary, la coalition « Lamuka » avec son ticket Martin Fayulu et la coalition « Cap pour le changement » (Cach » qui porte sur ses ailes le candidat Félix Antoine Tshisekedi (FATSHI). Les trois candidats s’entraccusent d’entraves, d’obstruction et d’attaques aussi bien verbales que physiques.

Ramazani se plaint de l’attache à jet des pierres que son convoi aurait subi à Tshikapa, dans la Kasaï par les sympathisants de l’UDPS de Tshisekedi, ce dernier se plaint d’avoir été empêché par les autorités de Goma à la solde de la Majorité de se rendre à Masisi, tandis que Lamuka accuse les autorités provinciales du Maniema acquises au candidat Eamazani d’avoir empêché le jet de son candidat Martin Fayulu d’atterrir à Kindu, en faisant bloquer la piste avec des avions militaires.

On est en plein dans la vengeance, au coup pour coup, alors que chacun parle d’un piège dans lequel il n’entend pas tomber et appelle ses militants à la vigilance et au calme. Pourtant, la réalité est là. Bien palpable. Preuve que la suite de la campagne s’annonce tumultueuse, avec des affrontements inutiles, mais capables de conduire au chaos, prétexte rêvé pour surseoir aux élections attendues ou encore les repousser. Chaos obligeant. Faudrait-il qu’on en arrive là sans un regard à la misère du peuple ?

One thought on “Prétexte chaos

  1. Qu’est ce que on ne comprend pas? La Kabilie est aux abois. Elle ne veut plus des elections. On voit la popularite des uns et des autres . C’est difficile maintenant de sortir des resultats prepares d’avance par la Kabilie. Alors elle invente des chaos pour justifier un report ou glissement.
    La solution c’est le soulevement populaire pour les chasser tous. Commencons maintenant.

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