Non-assistance !

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Les commentaires en sens divers sur la tenue des élections le 23 décembre 2018 vont bon train. Et ils ne sont pas rassurants quant à ces scrutins appelés à être apaisés et crédibles. Les camps de différents candidats en vue à la présidentielle s’accusent mutuellement d’être à la base de leur organisation chaotique. Les agissements et autres comportements des uns et des autres durant la campagne électorale qui s’achève ce vendredi 21 décembre constituent non seulement des signes prémonitoires d’une crise politique post-électorale aiguë en RDC, mais aussi le spectre des élections mal organisées et aux résultats contestés, à l’instar de celles de 2006 et en 2011.

Tous les ingrédients ont été saucissonnés pour planter déjà le décor d’une parodie d’élections. On ne cessera de rappeler que le tripatouillage du cadre juridique électoral, l’inféodation politique des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et le maintien dans le fichier électoral d’un nombre important d’électeurs insuffisamment identifiés, et partant fictifs ainsi que les subterfuges pour empêcher l’opposition de bien mener la campagne en interdisant, notamment les meetings de ses leaders font partie de ce décor.

Sans oublier l’utilisation des moyens de l’État au profit du seul candidat du pouvoir pour battre campagne et le dernier stratagème de l’incendie du matériel électoral dans un entrepôt de la Céni, apparemment hautement sécurisé. Un sinistre qui, vraisemblablement, profite au président de la République en place et est destiné à reculer la date des élections.

Dans ce cas, comment ne pas comprendre l’inquiétude des pays occidentaux qui craignent que, pendant et juste après la fermeture des bureaux de vote, les contestations éclatent de tous les côtés entraînant les violences post-électorales. C’est ainsi que pour préserver les ressortissants de leurs pays d’éventuels désagréments pouvant attenter, pourquoi pas, à leur vie, ils leur ont de- mandé de quitter la RDC avant que ne survienne l’insécurité totale.

Français et Belges ont déjà vidé les lieux. Les derniers en date, ce sont les Américains qui se sont retirés sous les cieux sécurisés et cléments pour vivre de loin le déroulement des élections apocalyptiques organisées en RDC. C’est tout à fait légitime et prudent de leur part.

Seulement, les observateurs font remarquer que les diplomates et autres ressortissants occidentaux peuvent être accusés de non- assistance au peuple congolais en danger. Ils devraient rester et vivre en live les violences électorales et post-électorales. Toutefois, ils croient que ça ne sera pas la fin du monde. Heureusement que les Chinois, Japonais et autres Asiatiques sont encore en RDC, avec les Congolais.