RDC : les élections, une affaire de tribu !

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Les élections ont toujours été une affaire de tribu en RDC. Les candidats représentent des régions, pas le pays. Même à la présidentielle, le tribalisme électoral défraye la chronique. La plupart d’électeurs ne tiennent pas compte de critères et de la volonté politique de chaque candidat, mais ils optent pour le tribalisme.

Au-delà de tous les enjeux, la coalition constitue aussi l’élément essentiel réconfortant la victoire d’un candidat. Cela a toujours été ainsi depuis l’accession de l’indépendance. Bon nombre d’électeurs tentent de prendre de la hauteur en produisant des idées basées sur le tribalisme, toutefois ils n’élisent les candidats sur la base des critères définis pour la bonne gestion du pays.

En RDC, le « facteur ethnique » est devenu omniprésent à l’approche de l’élection présidentielle, qui doit avoir lieu le 23 décembre 2018. Il transcende les générations et les affinités partisanes, structure la vie politique et les rapports sociaux.

Les conversations s’engagent par une question tout sauf anodine : « De quelle région viens-tu ? » La mention de l’origine pose les prolégomènes de l’entretien et détermine la nature des relations à venir.

Incapables de transcender les rivalités ethno-régionales, les Congolais sont beaucoup mieux influencés par l’idéologie ethnique que partisane. Et pourtant, parler la même langue maternelle ne revient pas à penser de la même manière.

En fait, tous ces constats sont beaucoup plus visibles pendant la campagne électorale de 2018 où la plupart d’électeurs de l’opposition tous comme du pouvoir en place s’engagent dans des « débats stériles », en se proférant des injures dans des réseaux sociaux.

Face à cela, les journalistes congolais sont appelés à dénoncer tout appel à la violence et au tribalisme durant cette période de la campagne électorale. Cette recommandation a été faite ce lundi 17 décembre au cours d’un café de presse organisé à Kinshasa par Internews-RDC et ayant pour thème : comment limiter les violences politiques en période électorale.

Non à la violence !

Le porte-parole du mouvement citoyen les Congolais debout Hervé Diakiese affirme qu’il craint que la République démocratique du Congo plonge dans une crise profonde si rien n’est fait de manière substantielle pour prévenir la violence.

Quant à lui, les incitations à la haine tribale, les appels à la violence sont beaucoup plus effectués par les autorités du pays dont certains ministres et gouverneurs des provinces.

« Le tribalisme, l’incitation à la violence, à la haine ou à la discrimination sont des infractions punies par la loi et ne sont pas autorisées. Et aujourd’hui, il faut remarquer que la plupart des autorités politiques ayant des responsabilités gouvernementales s’autorisent à tenir des tels propos et que ces propos sont relayés par des médias, ça c’est inadmissible », a fait remarquer Hervé Diakiese.

De son côté, le chef du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’Homme, antenne de Kinshasa, Alidou Akpane, invite les dirigeants de la RDC à faire appliquer la loi en la matière.  « Pour limiter la violence, il faut que l’Etat réagisse. Il faut la lutte contre l’impunité. Que des enquêtes soient ouvertes contre les propagateurs des violences, les incitateurs », recommande-t-il.

Le fait de bannir le tribalisme constituera un développement radieux pour une nation, affirme-t-on.

Hervé Ntumba

One thought on “RDC : les élections, une affaire de tribu !

  1. on enferme les congolais dans cette option de tribalisme et en Belgique le gouvernement après avoir cédé à tous les caprices d’un parti nationaliste tombe quand même pour un pacte onu non contraignant racisme quand tu nous tient

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