Le gouvernement annonce des mesures pour sécuriser les scrutins du 23 décembre

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De grandes lignes du dispositif sécuritaire prévu pour le jour des élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre prochain, l’on note : la fermeture des frontières terrestres et renforts militaires, deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des quelque 75 000 bureaux de vote, selon le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.

LP

Déjà avec une campagne marquée par des épisodes de violences, des doutes persistent sur la capacité du gouvernement à sécuriser pleinement les scrutins combinés du 23 décembre 2018.

En réponse, le ministère de l’Intérieur a révélé en début de semaine, les grandes lignes du dispositif sécuritaire prévu pour le jour des élections.

Il y aura, entre autres, la fermeture des frontières terrestres. Et, des renforts militaires sont prévus. Entretemps, deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des quelque 75 000 bureaux de vote. D’autres seront déployés dans plusieurs sites jugés stratégiques ainsi qu’aux postes-frontière. Des frontières terrestres qui seront bouclées de minuit à minuit le jour du scrutin, explique le ministère de l’Intérieur.

« Nous devons nous protéger de toute intrusion extérieure », justifie-t-il. Les vols internationaux seront en revanche maintenus.

L’armée congolaise sera également mobilisée en renforts, mais pas aux abords directs des bureaux de vote, promet le vice-Premier ministre. « Seule la police est autorisée à sécuriser de façon visible le processus électoral », explique-t-il. Le plan de déploiement précis de ces forces armées est tenu secret. « Elles seront déployées et en alerte maximum partout où la répression sera nécessaire face aux groupes armés qui viendraient torpiller le processus. Nous mettrons tout en branle pour décourager tout acte d’incivisme », prévient-il.

S’agissant de cette dernière semaine de la campagne électorale, d’après le porte-parole de la police nationale congolaise, plusieurs dispositions ont été prises aussi pour l’encadrement de toutes les processions dues au retour des différents candidats président dans la capitale.

« Ce n’est pas pour la première fois que les forces de l’ordre sécurisent les élections dans notre pays. Nous disposons d’une expertise assez fournie dans la gestion de ces genres d’événements. Pour votre information, la police nationale vient de recevoir un appui important en homme et en logistique, 12 000 hommes, sortis récemment de différents centres d’instructions et écoles de police. Nous sommes en train de les déployer à travers tous les commissariats provinciaux pour permettre à tous les électeurs d’aller déposer dans l’urne, dans la sérénité, les bulletins des candidats qu’ils se seront choisis », a expliqué le colonel Mwanamputu.