CHRONIQUES DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE 2018

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  1. Et l’aigle américain s’envola !

 Bye bye, Congolais ! À moins d’une semaine des élections du 23 décembre 2018, le personnel «non-essentiel» de l’ambassade américaine a été évacué de la capitale de la RD Congo sur ordre de Washington. Leurs autres compatriotes sont également «exhortés» à quitter le pays.

Ben-Clet

Pourquoi ce pavé trumpien dans la mare kabilistique et pourquoi maintenant ? Brian Neubert, porte-parole du département d’État, précise qu’il s’agit d’une « mesure de prudence», mettant en avant les «raisons de sécurité».

Kinshasa en est réduit à uniquement prendre acte : l’aigle américain s’est envolé … en attendant la fin du probable déluge tant redouté. Profitons-en pour découvrir que l’emblème américain n’est pas l’aigle : le noble rapace si familier est un pygargue.

Les Yankees désormais à l’abri, la tension ne cesse de monter de plusieurs crans. Le gouverneur de Kinshasa vient d’allumer une mèche en suspendant d’autorité le dernier meeting de Martin Fayulu (Lamuka) prévu hier à Kinshasa N’Djili Ste Thérèse. Unanimement, les diverses chapelles de l’opposition croient savoir que le FCC soutient le gouverneur, à moins de lui avoir soufflé la recette.

L’histoire, elle, retiendra que la sortie du gouv’ Kimbuta n’est pas un acte isolé. Son collègue de Lubumbashi avait déjà réprimandé les jeunes du FCC le 16 décembre. «Un seul parti politique (NDLR, Lamuka) vous terrorise ; un seul parti politique sillonne toute la ville de Lubumbashi en scandant des chansons ’’Fayulu, Fayulu, Fayulu’’ et vous, vous restez calmes !», leur avait-il lancé, fulminant de colère. Célestin Pande Kapopo avait effectivement estimé que la marée humaine mobilisée pour accueillir Fayulu constituait un affront.