Élections hypothétiques de la Céni : les mauvaises surprises continuent…

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Personne ne sait dans quelles conditions et si les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales vont effectivement se tenir le 30 décembre comme la Commission électorale nationale indépendante le prétend.

 Le Potentiel

 

Les surprises, et surtout les plus mauvaises ne cessent de se produire contre la bonne tenue de ces scrutins de tous les enjeux. Le rendez-vous du 23 décembre tant promis, depuis la publication du calendrier électoral le 5 novembre 2017, n’a pas eu lieu. Le président de la Céni a avancé des motifs farfelus pour reporter des élections à trois jours de leur tenue.

Comme si cela ne suffisait pas, le mercredi 26 décembre, la Centrale électorale annonce le report des élections à Beni, Beni-ville, Butembo-ville, dans la province du Nord-Kivu, et à Yumbi, dans le Mai-Ndombe, pour mars 2019. Ce processus électoral, depuis le début, est loin de rassurer quiconque.

La vérité est que le régime en place ne veut pas organiser des élections crédibles, inclusives et transparentes en vue d’une alternance démocratique du pouvoir. Chacun pourra jauger cette vérité le jour que la Céni va organiser ces scrutins. La RDC se dirige droit vers un chaos électoral. Tout indique que   le pays ne connaitra pas, à l’issue de ce processus piloté par une Centrale électorale à la solde de la majorité présidentielle, ni des résultats qui soient conformes à la vérité des urnes encore moins une vraie alternance au sommet de l’État.

Autant la Céni et le régime en place ont inventé des motivations farfelues pour brouiller ce processus électoral depuis le début, autant il faut s’attendre à de nouvelles mauvaises surprises d’ici au 30 décembre. Il n’est pas exclu qu’un de ces quatre matins la présidentielle et les législatives soient renvoyées aux calendes grecques.

C’est avec un incendie controversé d’un entrepôt à Kinshasa que la Céni a fondé le report du 23 décembre. C’est aussi sur le phénomène Kamuina Nsapu provoqué par le pouvoir que les opérations d’enrôlement ont été repoussées de plus de six mois dans l’espace Kasaï. Dans sa déclaration du 26 décembre, la Majorité présidentielle charge l’Union européenne « d’infiltrer les élections congolaises » pour justifier le déploiement des forces de sécurité. Ce n’est pas un hasard. Le processus électoral n’est pas à l’abri de mauvaises surprises d’ici à dimanche.

 

One thought on “Élections hypothétiques de la Céni : les mauvaises surprises continuent…

  1. que voulez vous faire dans un pays immense en proie à une instabilité politique et une insécurité galopante ? on ne peut pas se permettre que des violences aggravent la publication des futurs résultats. ni mettre en danger inutilement le personnel des élections. dans tous les pays du monde il y a déjà eu des élections où elles etaient reportees dans crtains territoires qui ont été ou étaient encore en proie à de fortes violences.

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