Kinshasa : des milliers d’électeurs exclus du processus

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Environ 39 millions d’électeurs étaient attendus aux urnes dans plus 73 000 bureaux de vote. C’est dans le cadre de la présidentielle, des législatives nationales et provinciales. Hier dimanche 30 décembre, en dépit des dysfonctionnements techniques et autres difficultés, notamment des repérages de noms sur les listes électorales, les élections se sont globale- ment bien déroulées.

 

A l’Est du pays, le vote a commencé à temps. A l’Ouest, des bureaux ont ouvert en retard. A Kinshasa, dans quelques bureaux de vote localisés dans les communes de Limete et Lemba, le vote a commencé avec retard en raison de l’absence de listes des électeurs et matériels. Des complications également avec l’utilisation de la machine à voter. C’en était le cas au centre cardinal Malula à Kingabwa tout comme à l’Institut Ntinu-Wene.

Au centre situé au Lycée Matonge, M. Eloi Kalonji, un électeur qui est sorti du bureau de vote après avoir rem- pli son devoir civique de vote, explique plutôt la facilité dans laquelle il s’est exécuté. « Pour moi, cela a été facile. J’ai retrouvé mon nom. C’est ma première fois qu’on m’explique comment voter avec la machine. Et j’ai compris. J’ai aidé d’ailleurs certaines personnes. En réalité, il n’y a pas de difficultés pour ceux qui maîtrisent l’informatique… ».

Dans un autre bureau du complexe scolaire Mgr Moke, un électeur a relevé un autre problème. C’est celui de la délimitation en ordre alphabétique des listes affichées.

Pour un observateur électoral trouvé sur place, la lenteur de vote est inquiétante. « Je suis ici depuis 8 heures du matin, maintenant il est 15 heures, ce que je peux signaler est que le vote est un peu lent. Beaucoup d’électeurs ont eu du mal à se retrouver sur des listes, là maintenant, la situation semble se décanter ».

A ses côtés, un témoin d’un parti politique a clairement apprécié le processus. « Je constate que des électeurs se retrouvent facilement avec la machine à voter. Ceux qui ont des difficultés sont orientés. Les électeurs s’approprient le processus de vote. Trois à quatre minutes, c’est le temps que j’ai enregistré pour la majorité d’électeurs dans l’isoloir. A part le fait qu’il n’y a qu’une seule machine de vote dans le bureau de vote pour une longue file d’attente, tout se passe bien … ».

Concernant les bureaux de vote situés dans l’enceinte du Lycée Ntinu Wene, à Limete, des machines ont posé problème. Un électeur fatigué s’est exprimé en ces termes : « Je suis ici au Lycée Ntinu Wene depuis 8 heures, il est 16 heures, je n’ai pas encore effectué mon vote. Dans certains bureaux, il n’y a même pas de machine à voter, par exemple dans le C1. Il est important de signaler qu’ici, les bureaux de vote ont ouvert au-delà de 13 heures et nous ne savons pas s’ils seront conséquents pour l’heure de fermeture. La sécurité est assurée bien qu’il y ait une présence un peu trop importante de forces de l’ordre. Tout se passe dans le calme jusqu’ici… ».

A ce sujet, le chef du centre de vote, s’est montré rassurant. « Malgré le retard accumulé à l’ouverture du centre, nous allons respecter le temps de vote et nous allons récupérer le temps… », a-t-il indiqué.

Facilité de vote également observé à Barumbu où quelques électeurs, à l’instar de Brunel, se vantent du temps record mis pour boucler toute l’opération. « J’ai bien voté au centre qui se situe dans l’école Gama, à Barumbu. Je n’ai même pas fait trois minutes pour effectuer mon vote. La machine est vraiment bonne. S’agissant de la sécurisation du centre, il n’y a rien à signaler, les gens effectuent le vote dans la quiétude ».

Félix Tshisekedi, candidat du CACH à la présidentielle, a voté au collège Bonsomi dans la commune de N’djili. Au sortir du bureau, le président national de l’Udps a déploré le désordre observé dans certains bureaux de vote de la ville de Kinshasa.