Une nouvelle page

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Pour la première fois de son histoire politique démarrée en 1960 avec l’accession souveraineté nationale et internationale, la République démocratique du Congo vient de vivre, ce jeudi 24 janvier, sa première l’alternance démocratique et un premier passage civilisé du pouvoir entre un président sortant et celui entrant .

Après trois reports du scrutin et une attente interminable, c’est un des opposants issu des rangs du parti phare de l’opposition, en l’occurrence l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Avec l’arrivée de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême, la page Kabila vient d’être tournée. Une nouvelle commence à s’écrire à partir du moment où le président nouvellement investi a prêté serment devant la Cour Constitutionnelle et que le désormais ancien président lui a remis les symboles du pouvoir d’Etat.

La République entre dans une nouvelle ère, celle que Fatshi voudra imprimer à cette nation, question de rompre avec les 18 ans de règne de Joseph Kabila avec tout leur cortège de réalisations et ratés.

Du nouveau pouvoir, le peuple attend beaucoup, à commencer par l’amélioration de son vécu quotidien, la restauration de l’Etat de droit où toutes les libertés sont garanties, la sécurité du peuple assurée aux quatre coins de la République, la lutte contre les antivaleurs, la gestion transparence des ressources du pays, etc.

Et c’est ce terrain que la communauté internationale entend juger l’action du tout nouveau chef de l’Etat congolais par sa volonté à changer positivement les choses. Il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur, la population de laquelle il sort le lui rappellera à chaque pas. Déjà, le jour de la prestation de serment, les militants n’ont pas raté l’occasion de lui rappeler les paroles du patriarche Etienne Tshisekedi : « Félix, n’oublie pas que Papa a dit : le peuple d’abord ». C’est tout un message.

En tout cas, dans l’entendement du Congolais moyen, la nouvelle page à écrire maintenant doit s’écrire avec le peuple.