Fin de la partie

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En République démocratique du Congo, l’ère Kabila vient de tirer sa révérence, après 18 ans d’exercice de pouvoir. Une nouvelle page se ferme et une autre s’ouvre avec le président Félix Tshisekedi.

Joseph Kabila a marqué son temps. Il laisse bien évidemment un héritage démocratique incontestable, malgré quelques incidents de parcours qui ont émaillé le processus électoral aussi bien en 2006, 2011 que 2018. Le plus important est que la RDC s’est dotée, depuis les premières élections générales de 2006, des institutions politiques stables où les animateurs sont choisis par la voie des urnes. C’est à inscrire à l’actif de Kabila.

Kabila parti, c’est Félix Tshisekedi qui arrive. Proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018, le nouveau président de la République hérite de 18 ans de Kabila, avec ses hauts et bas.

Avec le président sortant, tout n’a pas été rose. En effet, la RDC reste encore un pays à reconstruire. Ni le programme de « cinq chantiers de la République », ni celui de la « Révolution de la modernité » ne sont arrivés à relever les nombreux défis de développement qui s’imposent au pays. Le fossé s’est davantage creusé durant ces dernières années, créant de profondes fissures sociales. Félix Tshisekedi devra inverser cette tendance en redonnant le sourire aux Congolais. La tâche ne sera pas facile.

Mais, avec la grande machine politique, à savoir le Front commun pour le Congo, qu’il a mis en place en 2018, l’ombre de Kabila ne va pas se dissiper de si tôt. Ses lieutenants, en grand nombre d’ailleurs, sont encore là pour perpétuer son idéologie. Sans doute Félix Tshisekedi prendra-t-il un peu plus de temps avant d’imprimer sa marque. Ce n’est pas cependant une excuse pour poser le plus rapidement possible des actes qui rassurent.

Toujours est-il que l’ère Kabila se conjugue désormais au passé. C’est la fin d’une partie qui aura duré 18 ans.