Joseph Kabila, un beau discours d’adieu

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C’est par un discours à la fois courageux et engagé que le chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila Kabange, a fait ses adieux au peuple congolais.

 Par Le Potentiel

C’est par un discours diffusé mercredi soir sur les antennes de la télévision nationale que Joseph Kabila, président sortant de la RDC, a fait ses adieux au peuple congolais. Un moment émouvant.

« Je n’ai jamais trahi mon serment », a dit d’emblé Joseph Kabila, rappelant l’état dans lequel il avait trouvé la République démocratique du Congo à la mort en janvier 2001 de son père, Laurent-Désiré Kabila. Il se félicite d’avoir gagné le pari de réunifier et de pacifier la RDC. Certes, il y a encore des défis à relever, mais le chef de l’Etat sortant pense avoir placé les fondements pour un Congo « fort et prospère ».

Aux commandes de la RDC depuis 18 ans, il a indiqué que la reconstruction a été « engagée », tout comme l’économie a été « stabilisée ». Sans compter, la réaffirmation de l’indépendance, de la souveraineté et de la dignité. Il a pris en exemple l’organisation, entièrement financée sur fonds propres, des élections du 30 décembre 2018. Un motif de fierté pour tout un peuple, soulignant que la dignité du peuple à se prendre en charge « n’a pas de prix ». « La souveraineté, l’indépendance et la dignité du peuple doivent être défendus », a renchéri Joseph Kabila.

Revenant sur l’élection de Félix-Antoine Tshisekedi à la présidence de la République, Joseph Kabila s’est encore félicité de la détermination du peuple congolais qui a fait preuve de maturité en déjouant tous les mauvais pronostics des forces obscures.

Pour une première fois dans l’histoire politique de la RDC, le peuple congolais va assister à un « transfert pacifique et civilisé du pouvoir ». « Un rêve devenu réalité, un pari de plus gagné », a-t-il dit. « L’alternance historique au sommet de l’Etat » a démontré par ailleurs de la volonté du peuple congolais à s’assumer pleinement, sans pression aucune, s’est félicité le chef de l’Etat sortant.

Aussi, a-t-il formulé tout le vœu de succès à son successeur, le rassurant de sa disponibilité à l’aider chaque fois qu’il en exprimera le désir. « Il peut compter sur moi chaque fois que l’intérêt du pays l’exigera », a promis Joseph Kabila.

A ceux qui redoutent de sa sincérité, Joseph Kabila a tranché : « Je vais passer la main sans regret ni remords ».

Prenant en compte les enjeux et les grandes convoitises que nourrissent certaines puissances sur les grandes ressources naturelles de la RDC, Joseph Kabila a appelé à la formation d’une grande « coalition des forces progressistes ».

Ce qui confirme les perspectives d’une éventuelle recomposition de la majorité parlementaire dans la nouvelle Assemblée nationale. En réalité, Joseph Kabila a ouvert une brèche, une donne à prendre en compte dans la formation du prochain gouvernement.

Après 18 ans de règne, appuyé dans des moments parfois difficiles par les forces de défense et de sécurité pour défendre la souveraineté et l’indépendance du pays, sans compter des alliés politiques qui l’ont accompagné dans le grand chantier de reconstruction de la RDC, Joseph Kabila a rassuré les uns et les autres à demeurer soudés, tout en les appelant à soutenir celui qui vient après lui. « Je vous invite à le soutenir massivement comme vous l’avez fait durant les 18 ans ».

Nous y reviendrons avec des plus amples détails.