Meeting de Lamuka : vers la consolidation de la liberté d’expression en RDC

Partager
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage

La liberté d’expression est en voie de se consolider en République démocratique du Congo. Preuve : le meeting de la coalition Lamuka s’est terminé sur une note de satisfaction car aucun mort, ni blessé, ni arrestation n’ont été enregistrée par la police. Même si les militants de cette coalition entonnaient des chansons hostiles aux autorités du pays.

Le samedi 2 février 2019, la coalition Lamuka a tenu à la place Sainte-Thérése, son meeting conformément à la Constitution de la RDC. Des milliers de militants étaient venus de différentes communes afin d’écouter le président de la Coalition Lamuka, Martin Fayulu, candidat malheureux à l’élection présidentielle.

Tout s’était bien déroulé, car aucun coup de balles n’a crépité. Mais, le commissaire provincial de la police a évoqué dimanche une violation des clauses convenues avec les organisateurs et met en garde la coalition Lamuka. Selon un communiqué signé du général Sylvano Kasongo, les organisateurs et les partisans de Lamuka et du candidat Martin Fayulu ont violé les clauses convenues avec la police la veille du meeting. Ces clauses, explique le même communiqué, devaient permettre d’éviter tout dérapage de la manifestation de samedi.

Quant aux incitations à la haine ethnique et aux appels à la désobéissance civile évoqués dans le communiqué du chef de la police de Kinshasa, le directeur de campagne de Martin Fayulu a tout simplement considéré que cela relevait de la pure interprétation.

Police met en garde Lamuka

Eu égard au mauvais comportement affiché par les militants de Lamuka, en lançant des injures contre les autorités du pays, la police met en garde la coalition Lamuka après son meeting. Le général Sylvano Kasongo prévient : « Si de tels actes se répètent, la police usera des moyens légaux pour maintenir l’ordre public ».

Selon certaines sources, les militants de Lamuka ont brutalisé deux journalistes qui étaient venus couvrir ladite manifestation, en caillassant leur véhicule. Compte tenu de cela, les organisateurs du meeting sont invités à bien gérer leurs militants.

Pour rappel, il sied noter que depuis l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, les différentes organisations des Nations unies et autres forces vives de la nation ne faisaient que critiquer négativement le président sortant pour avoir restreint la liberté d’expression. La Communauté internationale se disait inquiète des atteintes à la liberté d’expression et du rétrécissement de l’espace politique en RDC. Quel que soit les difficultés, l’actuel régime s’en tient à consolider la liberté d’expression.

Au demeurant, l’accession de Félix Tshisekedi à la tête du pays commence à changer le contexte politique de la RDC, dans la mesure le nouveau président entend opter pour la « vraie démocratie », en mettant l’accent sur la liberté d’expression.

Hervé Ntumba