Sud-Kivu : un élu de Walungu appelle les groupes armés à revenir au bon sentiment

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L’activisme des groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) freine le développement du Sud-Kivu. Mais, avec l’avènement du nouveau régime, les notables de cette province aspirent au changement. C’est le cas du député national, Olive Mudekereza Namegabe, du territoire de Walungu. Il appelle tous les groupes armés à revenir au bon sentiment et à penser au développement intégral du Sud-Kivu.

Stanislas Ntambwe

Alors que le Sud-Kivu est l’une des provinces qui regorgent de plusieurs ressources, les bruits de bottes dans cette partie du territoire national retardent le développement. Olive Mudekereza Namegabe, dans sa casquette d’opérateur économique, vient de passer dix ans au patronat du Sud-Kivu. Elu député national pour la circonscription de Walungu, il salue l’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la Présidence de la République démocratique du Congo. Il est convaincu que le nouveau régime pourra impulser le changement, nourrissant l’espoir de transformer les préoccupations de la population, soulevées lors de la campagne électorale dans les localités de Kamanyola, Tubimbi, Luntukulu, Izege et Kaniola en projet de développement. D’après lui, ce changement à la base passe, notamment, par la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents et le désenclavement de la province.

« Nous voulons qu’une route parte de Bukavu pour l’ancien Katanga et le Kasaï via le Maniema. Une autre passerait par Goma pour joindre Kisangani. Ce désenclavement va impulser la production agricole et la consommation », a souhaité Olive Mudekereza. Il plaide pour la transformation de Kavumu en un aéroport international en vue de faciliter l’évacuation vers Bruxelles, Paris et Washington du thé de Walungu et du meilleur café du monde produit au bord du lac Kivu. Pour cela, il dit avoir des contacts avec des Israéliens disposés à « construire des  routes avec la nouvelle technologie moyennant 500 mille dollars américains le kilomètre, au lieu d’un million ».

Cet élu de Walungu affirme que son territoire est le seul à disposer de 10 mille hectares de marais capables de produire 50 mille tonnes de maïs, au lieu de l’importer au Rwanda, en Zambie, au Kenya, en Ouganda ou en Tanzanie. « Cela va impulser la richesse et créer des emplois. Non. Loin de là, il existe 10 mille hectares de marais dans la plaine de la Ruzizi jusqu’à Fizi », a-t-il ajouté.

Booster le développement du Sud-Kivu

La RDC est le seul pays au monde qui a un aéroport à 10 kms du parc national de Kahuzi Biega. Les touristes paieraient au pays des millions de dollars. De l’avis de cet élu de Walungu, cet aéroport faciliterait l’évacuation du fret à l’aller tout comme au retour de l’étranger. En plus, les minerais d’or, de cassitérite et de coltan, les fruits et les fleurs seront exportés sans difficultés, croit-il savoir. Par exemple, un plat de patate douce coûte 30 dollars américains à Dubaï, ce qui représente le prix d’un panier de cette denrée à Bukavu.

Par ailleurs, Mudekereza propose la création d’un centre professionnel de métiers dans chaque territoire, financé par une caisse de solidarité de 32 députés nationaux de cette province. Pour leur recevabilité à la population, ces élus paieraient par mois, mille dollars de leurs émoluments. Objectif visé : « avoir une main d’œuvre qualifiée susceptible de déclencher le développement », a lâché Olive Mudekereza. Il propose aussi l’acquisition de crédits agricoles à moyen terme et que des jeunes qui créent des entreprises bénéficient d’une exonération pendant trois ans comme sous d’autres cieux. Ces derniers, explique-t-il, devraient être appuyés par les nombreux agronomes formés au pays mais qui chôment. En tout état de cause, tout ceci ne peut être rendu possible que s’il y a  la paix dans la région. D’où, l’appel du député Olive Mudekereza qui demande aux groupes armés qui écument sa province de revenir au bon sentiment.

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