Offensive diplomatique

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Depuis le dimanche 10 février 2019, le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) est devenu le deuxième vice-président du Bureau de l’Union africaine (Ua) au 32ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement à Addis-Abeba, en Éthiopie. Bien que cette fonction soit symbolique, elle reste tout de même un succès diplomatique. Cela dans la mesure où cette élection va sûrement marquer davantage le rayonnement du pays sur la scène internationale.

Le choix porté sur le chef de l’État congolais prouve que celui-ci vient de bénéficier d’un nouveau soutien de la part de l’organisation panafricaine. Donc, de ses pairs africains.

Saisissant cette opportunité, il a commencé à capitaliser cette position au profit de la RDC, souvent absente là où l’on décide de son sort. Il a eu des entrevues avec ses homologues africains. Notamment avec les présidents de la République de Guinée équatoriale et de la République de Guinée. Plusieurs autres rencontres étaient prévues.

On ose ainsi espérer que l’État congolais met désormais un terme à la politique de la chaise vide. Aussi faut-il user d’une diplomatie de développement, avec obligation de résultats, en travaillant d’arrache-pied pour mériter le respect international. Car la RDC est appelée à jouer le rôle qui est le sien dans les arènes politique et économique aussi bien en Afrique que dans le reste du monde.

Le président congolais avait même annoncé les couleurs dans son discours d’investiture en faisant remarquer : « Il n’est donc plus acceptable que la RD Congo, mon pays, puisse être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles. Cependant, à travers un partenariat gagnant-gagnant, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la mise en valeur de ses ressources pour le bien-être de l’Afrique et du reste du monde. »

Le pays, a-t-il laissé entendre, est disposé à coopérer avec tous ses partenaires. Seulement faudra-t-il que le gouvernement congolais soit en mesure de verser régulièrement les cotisations et contributions au sein des organisations sous-régionales et régionales.

Cette présence au bureau de la Conférence de l’Ua entraîne la visibilité de la RDC et constitue une avancée diplomatique après plusieurs années d' »indifférences » envers un pays. Lequel, depuis son accession à l’indépendance en 1960, refuse de décoller économiquement.

 

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