Le poids de deux casquettes

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Le mardi 12 février 2019, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, élu 5ème président de la République démocratique du Congo, une casquette qui pèse du fait de la dimension du pays et de sa population. Il est revenu à Kinshasa, venant d’Addis-Abeba où il a pris part à l’Assemblée générale élective de l’Union africaine avec ses pairs du continent.

Sans préjudice de sa prestation à la Tribune de l’Assemblée de l’Union africaine (UA) en présentant, dans un discours fort applaudi, sa vision du futur du Contient, FATSHI a été élu par ses pairs et autres chefs du gouvernement dans la capitale éthiopienne, siège même de l’organisation panafricaine, deuxième vice-président de l’UA charge de l’Afrique centrale. Une deuxième casquette qui ne pèse pas non plus moins lourde, les deux casquetttes exigeant un long et solide coup, mais aussi de larges épaules pour les supporter.

Car, qui dit Afrique centrale pense à une région du continent où les infrastructures routières, hospitalières, écolières sont soit désuètes, soit inexistantes; où le taux de chômage de jeunes est le plus élevé, pendant que ceux qui travaillent sont mal payés. Sinon, accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires, qu’aucun projet prévu par le NEPAD n’a résolu et n’en a même pas décidé les modalités des études de faisabilité. Plus grave, dans certains pays de cette région, foisonnent le trafic de drogue, les tueries sauvages comme dans l’est de la RDC.

Fatshi aura-t-il une baguette magique pour résoudre ces problèmes aussi bien dans son pays que dans l’ensemble de la région. Difficile à Dire.
Ce qui est pourtant certain est qu’il lui faudra, vu le poids de ces deux casquettes, faire des choix. Deux ou trois qu’il pourra conduire à terme durant son mandat, afin de marquer son histoire où il est déjà de plein pieds.

One thought on “Le poids de deux casquettes

  1. L’incroyable héritage de Kabila ou le fardeau de Tshisekedi
    Le porte-parole de la Majorité Parlementaire de Kabila demande au Président Tshisekedi de sauvegarder les acquis laissés par Kabila. Lesquels? Si ce n’est de l’humour déplacé ou du cynisme, ces acquis se comptent plutôt en matière d’abus de pouvoir, d’instrumentalisation de la justice et de l’insécurité individuelle et nationale. Depuis que Tshisekedi est au pouvoir, les Congolais s’expriment sans crainte de voir poindre les fusils et les agents de l’ANR, de la police ou des FARDC. Aussi assistons-nous au dévoilement aujourd’hui des pratiques kabilistes généralisées et inhumaines d’intimider et de laisser des employés sans salaires durant des mois. À Beni, les policiers ont dû user de leurs armes pour se voir payer deux mois d’arriérés; il y a d’autres groupes de citoyens congolais à travers le pays qui sont en attente de leur dû, imaginez 227 mois à la SNCC à Lubumbashi!
    Sous Kabila, ceux qui devaient servir le peuple congolais se sont servis eux-mêmes en s’érigeant en petits princes pour s’emparer des pans des richesses nationales et du territoire national, des nationaux comme des étrangers, sous l’œil bienveillant de leur autorité morale. La jungle a supplanté l’État de droit.
    La tâche du nouveau Président est colossale et les attentes du peuple congolais sont multiples. Le porte-parole du FCC, Atundu, affirme que «Kabila a laissé le pays en état de parfaite gouvernabilité». De telles déclarations relèvent de l’effronterie et insultent notre intelligence. La culture de l’excellence n’est sûrement pas de ce côté-là. Les cinq chantiers et la révolution de la modernité appartiennent à la mythologie kabiliste. Tshisekedi doit se battre vigoureusement pour rétablir le niveau décent qu’avait le Congo sur le plan de la qualité des ressources humaines et des infrastructures en matière de santé publique, d’éducation nationale. Il doit renforcer la cohésion nationale en bâtissant un réseau routier transnational, contrairement à l’actuel réseau en déroute partout à travers le pays. Les provincettes érigées sur un fond tribal n’aident pas à forger le patriotisme fort, hérité de l’ère mobutiste où les fonctionnaires de l’État pouvaient se sentir à l’aise dans n’importe quel coin du pays.
    Nous nous devons d’épauler l’actuel Président pour mettre fin au prix funeste payé par la Nation durant cette période d’asservissement économique et humain sous Kabila. Aucun pays ici-bas n’est exempt des problèmes socio-économiques; les Gilets jaunes en France en font foi. Unissons nos forces pour le même combat et la même cause qui ont mené à l’alternance politique. Tout en ne niant pas nos origines ethniques, donnons-nous la main pour reconstruire, avec le nouveau Président Tshisekedi, l’amour entre Congolais pour le bien-être collectif et pour conjurer la haine et la confiscation du potentiel socio-économique et culturel du pays par une poignée de «malfrats» politiques sans conscience ni état d’âme.
    La Majorité Démocratique de Kabila n’est pas une bande en débandade. Tshisekedi doit garder l’œil bien ouvert pour bien assurer la sécurité nationale et sa propre sécurité. Qu’il trouve, avec Fayulu qui n’a pas démérité de la République, un terrain de concertations continues , un terrain aussi bien formel, à travers leurs députés nationaux et provinciaux, qu’informel parce que ces deux chevaliers fréquentent la même église et qu’ils sont capables de trouver des solutions à coups de prières et non par des manifestations de divergence sur la place publique pour le bien suprême des populations congolaises et de la Nation toute entière. Les gestes posés jusqu’ici par Tshisekedi depuis sa prestation de serment montrent qu’il est bien sur les traces de la démocratie et du progrès social pour l’instauration d’un État de droit.

    le patriote Vini Mbilo
    Canada

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