Kasaï : les femmes exigent 30% dans la formation de la nouvelle équipe du gouvernement provincial

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Le 8 mars, journée internationale de la femme, est une occasion choisie par les femmes du Kasaï pour faire attendre leurs voix.

Ces femmes, ont à travers leur mot, presenté à la cérémonie commémorative de cette journée à Tshikapa, relevé qu’en 2018, deux événements ont marqué l’histoire de la province du Kasaï. A savoir: le phénomène Kamuena Nsapu qui a causé d’énormes pertes en vies humaines dans des différents villages de la province. Mais aussi, des violences sexuelles faites aux femmes par des personnes non identifiées jusqu’à la tenue des élections générales du 30 décembre dernière, auxquelles les femmes ont pris une part active comme électrices et candidates à différents niveaux.

Elles interpellent les autorités nationales, particulièrement le chef de l’Etat Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, et le prochain gouverneur du Kasaï de faire de cette question de parité homme-femme, leur cheval de bataille .

Etant représentées en nombre insignifiant dans les différents secteurs dans la province du Kasaï, notamment : A l’Assemblée provinciale dont on note la présence d’une seule femme sur les 32 députés que compte l’hémicycle provincial et une seule femme à l’Assemblée nationale. Dans les domaines de la science ( la technologie, l’ingénierie et les mathématiques), les femmes du Kasaï souhaitent avoir au moins 30% de femmes aux postes ministériels et dans les instances dirigeantes ou décisionnelles des services publics provinciaux.

Elles recommandent à ces autorités de veiller à l’effectivité de la gratuité de l’Enseignement primaire, et secondaire comme l’a promis le nouveau chef de l’Etat, prendre en charge la scolarité des filles et encourager celles orientées vers les sciences , les technologies, les mathématiques.

Aux députés provinciaux, elles demandent notamment, d’ « élire la seule femme députée à un poste au bureau définitif de l’Assemblée provinciale; accorder une attention particulière aux édits qui concernent la promotion des droits des femmes et veiller à leur mise en application effective par l’exécutif provincial.

Au parents, les femmes du Kasaï demandent d’ « encourager et de soutenir la scolarisation de leurs filles; d’éviter à leurs filles des mariages précoces ou forcés ».

Aux femmes du Kasaï, elles recommandent de « . .,,S’engager à défendre leurs droits, éviter de se comprendre dans l’exercice de leurs fonctions ou activités.

Jackie Ngolela, correspondante à Tshikapa