Message de Macron : Fatshi est devant ses responsabilités !

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Le message du président français, Emmanuel, Macron demandant au président congolais Félix Tshisekedi de « s’émanciper de la tutelle » de son prédécesseur, Joseph Kabila, est un appel fort à ne pas prendre à la légère, car on sait que l’actuel chef de l’État congolais est lié par un accord politique avec son prédécesseur. En échangeant avec ses homologues, Félix Tshisekedi n’a pris aucun engagement, du fait que ses décisions demeurent encore floues. A cet effet, il est invité à envoyer des gages et démontrer à la face du monde que la République démocratique du Congo est sur la route d’une véritable alternance.

Bloqué pour procéder à la nomination du Premier ministre, Félix Tshisekedi est dans le collimateur du président sortant Joseph Kabila, d’autant plus que le Front commun pour le Congo (FCC), une coalition parrainée par Joseph Kabila a conservé la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec 341 sièges sur 500. Raison pour laquelle, le FCC continue de réclamer le poste du Premier ministre ainsi que celui du président de l’Assemblée nationale. Une équation très difficile à résoudre pour Félix Tshisekedi.   

Quant aux contestations des résultats à l’élection présidentielle, les présidents Kenyatta et Macron ont partagé la même lecture des événements récents. Pour ces deux personnalités, il n’y aura pas de retour aux urnes, mais Félix Tshisekedi doit donner des gages de son autorité en se distançant du pouvoir de son prédécesseur ».

 Les différentes sources évoquent le fait que la possibilité de former un gouvernement d’ouverture qui incluerait « les camps de Martin Fayulu et Moïse Katumbi, notamment » a été clairement « mis sur la table par Emmanuel Macron ».

Investi le 24 janvier, Félix Tshisekedi n’a toujours pas nommé le Premier ministre, alors que l’opinion fait des pressions de part et d’autres. Donc, il revient à lui seul le magistrat suprême de procéder à la nomination du chef de l’exécutif afin que les institutions du pays fonctionnent normalement.

Hervé Ntumba