RDC : Enfin, la CENI fixe l’élection des gouverneurs au 10 avril, malgré la décision de la réunion institutionnelle

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Nonobstant la décision de la réunion institutionnelle de renvoyer sine die l’élection des gouverneurs, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé, ce vendredi, la date de l’élection de ceux qui vont gérer les provinces. Il s’agit alors du   10 avril que les députés provinciaux vont élire les gouverneurs.

La compilation des résultats est prévue du 11 au 25 avril et l’annonce des résultats définitifs aura lieu du 26 avril au 2 mai 2018.

Le renvoi sine die de ladite élection et la suspension de l’installation des sénateurs élus ont été critiqués par certaines formations politiques, notamment le Front Commun pour le Congo (FCC) et la coalition Lamuka. D’autres caciques de l’ancien régime avaient rappelé que la réunion interinstitutionnelle n’était qu’un cadre de concertation.

Donc, elle ne dispose d’aucun pouvoir de décision.  Ce scrutin avait été renvoyé à une date ultérieure sur décision du président de la République Félix Tshisekedi.

Hervé Ntumba

3 thoughts on “RDC : Enfin, la CENI fixe l’élection des gouverneurs au 10 avril, malgré la décision de la réunion institutionnelle

  1. Sénateurs et Gouverneurs: Le Président Tshisekedi apprend à danser avec le Diable
    Lors de la rencontre du 2 mars 2019 à l’Échangeur de Limete, la population congolaise avait manifesté sa désapprobation de voir les caciques de l’ère Kabila partager la tribune avec le Président Tshisekedi. Le peuple était-il fondé à réagir de la sorte? Manifestement, à la lecture de la situation socio-économique et institutionnelle du pays, la réponse ne peut être qu’un Oui. En tant que garant de la bonne marche des institutions du pays, le Président n’avait pas besoin de s’affubler de ces piranhas politiques.
    Les dernières élections des Sénateurs et celles à venir des Gouverneurs de province montrent les limites philosophiques et pratiques d’une coalition CACH-FCC bénéfique à l’épanouissement collectif du peuple congolais. Les diablotins du FCC qui, hier, défiaient sans vergogne les lois de la République se constituent aujourd’hui en défenseurs de la Constitution. « O tempora, O mores»! Quelle époque! Quelles moeurs! Ces kabilistes qui ont été incapables d’organiser les élections présidentielles dans le délai constitutionnel, eux qui ont appauvri et le pays et la population se trouvent miraculeusement nantis des vertus spéciales pour redresser ce qu’ils ont consciemment détruit. La rigueur politique et morale dont se targuent les partisans du FCC a de quoi nous étonner relativement à l’insouciance des lois et du bien-être collectif affichée durant 18 ans!
    À quelque chose, malheur est bon, dit-on. Les mesures prises par le Président Tshisekedi de surseoir à l’installation officielle des Sénateurs et aux élections des Gouverneurs de province tombent à pic. Le Sénat rassemble les «Sages» qui arrêtent les orientations majeures dans la conduite du pays. Sans nous lancer dans le bal des juristes, nous estimons que le Président était en droit d’intervenir dans ce cas douteux où la perversité dans le choix des sénateurs paraît évidente, contrairement au comportement irrévérencieux affiché par la Kabilie dans la gouvernance anarchique du pays.
    Le Président a l’obligation de s’affirmer et de montrer au peuple congolais que seuls les intérêts de son peuple fondent son pouvoir et guident ses actions. La cohabitation CACH-FCC ne peut pas et ne doit surtout pas reléguer aux oubliettes le fait que l’ère kabiliste a vu l’émergence d’un peuple abandonné à lui-même dans un État inexistant où les dirigeants politiques et économiques à tous les niveaux participaient à la ruée vers l’or grâce à l’instabilité et aux guerres entretenues dans certaines régions, à l’enrichissement illicite, à la gestion calamiteuse des biens publics, à l’irrespect des lois et des droits de la personne et à l’intolérance des opinions divergentes. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon on serait déjà débarrassé de ces chantres de la kabilie.
    À la lumière de tous ces faits, il est plus que temps que le Président Tshisekedi démontre , comme il l’a déjà fait, un comportement différent en s’appuyant efficacement et réellement sur tout le peuple congolais et non seulement sur les partisans de l’UDPS, car il a été élu par eux et aussi par des non-membres qui ont vu en lui un porteur d’espoir et de changement. Que les compatriotes de l’UDPS comprennent bien ce que représente un chef d’État et cessent de dire sur la place publique ce qu’il doit faire au nom de sa «base», car celle-ci n’est plus réduite à son seul parti, mais embrasse tout le peuple congolais sans distinction. Le Président doit demeurer dans l’aire de la raison et non des sentiments.
    Ça passe ou ça casse. La volonté de réconciliation nationale ne doit pas banaliser les crimes humains et économiques commis sous le régime de Kabila. Tshisekedi a la lourde mission d’améliorer les conditions économiques, sanitaires et en éducation de son peuple. Il ne doit pas céder au chantage des parvenus kabilistes habitués à un style de gouvernance cléptocratique et dictatoriale, sans aucunement craindre les actions de la Justice. Le Président doit s’allier fortement avec tout le peuple congolais désireux de mettre fin aux antivaleurs et à la corruption omniprésente des kabilistes et voir enfin l’avènement combien ardu d’un État de droit où la primauté des droits est reconnue. Nul n’étant au-dessus de la loi, tout citoyen doit être protégé des formes arbitraires du pouvoir. Les lois s’appliquent à tout le monde et leurs transgressions doivent entraîner des sanctions. Le peuple congolais ne veut surtout pas voir revenir au pouvoir ces virtuoses du machiavélisme.
    Notre pays est sous dialyse avec le Président Tshisekedi. Il doit agir en conséquence et épurer les moeurs politiques et économiques et sociales. Il doit dialyser la République. Il va jouer pleinement ce rôle de dialyseur et injecter du sang neuf à la Nation en s’appuyant et sur la Constitution et sur le peuple congolais dans sa souveraineté et dans l’unité de toutes les forces vives du Congo démocratique jaloux de ses frontières actuelles.

    Vini Mbilo
    Canada

  2. Messieurs,

    Dans le cadre de la lutte contre la corruption, il y a obligation et urgence que le Procureur Général près la Cour de Cassation interpelle les trois concernés, voire tout le staff de la CENI ;

    Une procédure en cette matière est déjà déclenchée par le Procureur Général, ces pratiques au niveau de la CENI, ne viennent qu’alourdir le dossier des élections sénatoriales, comme celles de gouverneurs et vice-gouverneurs que le FCC avait déjà déclaré comme gagnés par ses membres, comme certains indépendants de cette obédience ;

    Il faut un acte de suspension de la part d’une autorité judiciaire compétente, pour suspendre cette présidence de Corneille Nangaa qui patauge dans la corruption ;

    Le FCC étant très impliqué dans le scandale, il y a lieu de remettre en cause même l’Assemblée Nationale où il y a une majorité factice qui tremble d’une peur bleue, croisant les doigts pour que cela n’arrive pas ; il y a tricheur et tricheur, le véritable tricheur peuvent vous tricher devant même un surveillant, mais un mauvais tricheur se fait attraper comme un petit enfant ;

    Si le calendrier peut être maintenu, alors pas sous la direction d’un Président corrupteur et corrompu comme Corneille NANGAA et ses lieutenants;

    Que le Procureur Général près la Cour de Cassation, où une autorité judiciaire compétente interpelle ces traites de la cause nationale, que le travail se fasse par une équipe spéciale, pendant qu’eux répondent de leurs forfaits devant une cour compétente.

    La loi est dure, mais c’est la loi.

    Joseph KABEYA,
    Observateur & Militant des Droits de l’Homme Indépendant. Tél. 0812049022

  3. Messieurs,

    Les révélations du Trésor américain viennent de confirmer qu’il y avait connivence entre la CENI, par sa présidence et le pouvoir sortant ;

    D’où, la crédibilité de cette présidence étant remis en cause, ce n’est pas elle qui est censée organiser les élections des gouverneurs, des vice-gouverneurs ; le futur Sénat n’a pas de place vis-à-vis du Peuple Souverain Primaire, il porte en lui le virus de la corruption, entretenue par le Front Commun contre le Congo (FCC) ;

    Que les Cours et Tribunaux compétents fassent ce qui est en leur pouvoir.

    Joseph KABEYA,
    Observateur & Militant des Droits de l’Homme Indépendant. Tél. 0812049022

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