Sanctions américaines contre les animateurs de la CENI : un regroupement du FCC durcit le ton

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Les dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) continuent de subir des pressions de part et d’autres. Après des sanctions infligées par les États-Unis contre Corneille Nangaa et ses collaborateurs, un regroupement proche du Front commun pour le Congo (FCC) appelle le PGR à ouvrir une information judiciaire contre ces derniers pour avoir détourné des fonds alloués au fonctionnement de la CENI.

Dans une correspondance adressée au PGR, le président de la Nouvelle génération pour l’émergence du Congo (NOGEC), Contant Mutamba, membre du FCC, plateforme dont Joseph Kabila est l’autorité morale, demande au procureur de « se saisir de la question et à mener des enquêtes en profondeur en vue de faire éclater la vérité afin que les coupables soient exemplairement sanctionnés ».

Washington accuse Nangaa et les responsables de la Ceni d’avoir « gonflé de 100 millions de dollars les coûts du contrat de la machine à voter dans le but d’utiliser les fonds excédentaires pour l’enrichissement personnel, les pots-de-vin et les coûts de campagne pour financer la campagne électorale du candidat de Kabila ».

Constantin Mutamba explique que les reproches ont une incidence négative dans la qualité des élections qui se sont déroulés en RDC étant en charge par le contribuable congolais. Pour cela, ce regroupement politique souhaite que les auditions y afférentes soient « particulièrement » ouvertes et médiatisées. 

Par ailleurs, des défenseurs des droits de l’Homme à l’instar de Georges Kapiamba et Jean-Claude Katende ont également appelé, sur la toile, le PGR à ouvrir une information judiciaire sur les allégations portées par les États-Unis.

Les résultats des élections organisées le 30 décembre 2018 accordant la victoire à Félix Tshisekedi, ont été contestés par l’opposant Martin Fayulu, rappelle-t-on.

Hervé Ntumba