Installation du Sénat congolais : Enfin, Tshisekedi lâche et Kabila tient !

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Enfin, le nouveau Sénat de la RDC sera bel et bien installé après la levée par Félix Tshisekedi de la mesure de suspension qu’il avait décidée en raison des soupçons de corruption pesant sur les sénatoriales. D’après plusieurs sources, il s’agit d’une minutieuse négociation entre FCC et CACH qui a abouti à cette levée de ladite suspension.  

Face à sa décision, le président de la République se trouvait dans un embarras pour faire durer cette mesure de suspension de l’installation du nouveau Sénat, car, on sait bien que la majorité parlementaire appartient à Joseph Kabila l’autorité morale du FCC. La mesure du chef de l’État aurait un impact visible en cas de poursuite judiciaire contre les candidats ‘’corrupteurs ‘’ et les députés provinciaux ‘’corrompus’’.

         D’ailleurs, les sénateurs nouvellement élus sont convoqués au Palais du peuple, à Kinshasa, ces samedi 30 et dimanche 31 mars « en vue de leur identification », selon un communiqué officiel du secrétariat général rendu public le vendredi 29 mars.

         Les élections sénatoriales ont renforcé constituent la vraie ‘’victoire’’ du FCC qui va gérer toutes les deux chambres du parlement, car il a tout raflé.

Il y a dix jours, Félix Tshisekedi avait décidé de suspendre cette installation en raison des soupçons de corruption pesant sur l’élection des sénateurs, le 15 mars dernier. Désormais, « plus rien ne s’oppose à l’installation du Sénat », a estimé Félix Tshisekedi dans un communiqué lu à la RTNC, jeudi soir. Le président de la République a pris cette décision après avoir « pris acte » des conclusions du pré-rapport d’enquête sur les allégations de corruption, qui lui a été remis la veille par le procureur général près la Cour de cassation.

Par ailleurs, l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) estime que Félix Tshisekedi a pris de manière « précipitée » la décision de lever la suspension de l’installation des sénateurs élus après les allégations de corruption qui ont émaillé le scrutin. Me Jean Claude Katende, coordonnateur de l’ASADHO ajoute que l’installation de la chambre haute du parlement est une « fuite en avant pour faire plaisir aux sénateurs ».

Hervé Ntumba