Au goût de la corruption

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Le Sénat est en train d’être installé, malgré tous les soupçons de corruption qui pèsent sur les scrutins du 15 mars. Les élus des élus se seraient trempés dans une affaire sale de corruption. Une affaire qui, il convient de souligner, a terni à coup sûr l’image de la Chambre haute du Parlement, en jetant l’opprobre sur ses représentants, à quelque exception près.

Durant cette législature, on aura donc une chambre haute du Parlement remplie de personnes qui ont monnayé leurs sièges. Oui, la Chambre est tellement haute que ceux qui aspiraient à y siéger ont voulu utiliser un escalier inapproprié, au point où ils sont tombés très bas. Réputé « chambre des sages », le Sénat n’en est plus une et aura du mal à mériter cette dénomination. Un gâchis qui fera tache d’huile dans l’histoire politique de la RDC.Le PotentielDurant cette législature, on aura donc une chambre haute du Parlement remplie de personnes qui ont monnayé leurs sièges. Oui, la Chambre est tellement haute que ceux qui aspiraient à y siéger ont voulu utiliser un escalier inapproprié, au point où ils sont tombés très bas. Réputé « chambre des sages », le Sénat n’en est plus une et aura du mal à mériter cette dénomination. Un gâchis qui fera tache d’huile dans l’histoire politique de la RDC.

Pourtant, en instituant cette seconde Chambre du Parlement- la Chambre haute – le constituant la voulait un havre de sagesse et de probité morale. L’esprit était de servir de contrepoids à l’Assemblée nationale, cette sorte de panier à crabes où se mêlent les vrais et les ivrais. Hélas ! Le temps a fini par corrompre les mœurs. Les espèces sonnantes et trébuchantes ont eu raison de la conscience des élus. Les sénateurs méritent-ils encore d’être appelés des « sages » ?

Même s’il est vrai que chaque peuple a des dirigeants qu’il mérite, mais le peuple congolais ne méritait-il pas mieux que des élus trempés dans la corruption jusqu’aux orteils ? « Accordons-leur le bénéfice de doute », estime une certaine opinion. « Qui a bu, boira », rétorque une autre. Mais, de deux choses, l’une : qu’est-ce qui garantit qu’une fois à l’hémicycle, ceux qui ont déjà goûté aux délices de la corruption ne rééditeront plus leur exploit, en monnayant chaque fois que l’occasion se présentera, leur vote comme ils ont acheté leur propre élection ?

Un tel Sénat, au goût amer de corruption, on aurait bien voulu que ce ne fût pas le nôtre. Il sent mauvais.