Assemblée nationale : l’élection du Bureau définitif fixée pour le mardi 23 avril

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L’Assemblée nationale a amorcé, hier mercredi 17 avril, le dernier virage pour l’élection et l’installation de son bureau définitif. Dans une décision signée par le président du Bureau provisoire, Pierre Maloka, et lue en plénière par le premier secrétaire du bureau provisoire, Jackson Ausse, le dépôt des candidatures démarre déjà ce jeudi 18 avril de 10 heures à 18 heures précises. L’affichage des listes des candidats intervient le vendredi 19 avril. Les 20 et 22 avril sont les deux jours prévus pour la campagne électorale. Et pendant les deux jours de campagne, le bureau provisoire a prévu l’audition des messages des candidats au cours des séances plénières qui seront convoquées à cet effet. Cette étape sera suivie par celle de l’élection des membres du bureau définitif le mardi 23 avril.

P.M.

Par ailleurs, la décision fixant le calendrier du bureau définitif précise que les candidatures aux différents postes sont présentés par les partis politiques, les regroupements politiques ou par les candidats indépendants.

L’Opposition décide de ne pas participer au bureau

Pour sa part, l’Opposition parlementaire a fait savoir qu’elle ne sera pas représentée aux bureaux de l’Assemblée nationale, encore moins des Commissions permanentes et des sous-Commissions. C’est la conséquence de l’absence, note-t-elle, du consensus autour de la répartition des postes au niveau du Bureau définitif. La Majorité parlementaire s’est finalement imposée pour occuper six postes sur les sept que compte le bureau, en brandissant le critère numérique comme décisif.

Christophe Lutundula, député de l’opposition, a porté un autre son de cloche, bien avant que l’opposition ne claque la porte de l’Hémicycle. Il a rejeté le poste de rapporteur adjoint accordé à l’opposition. Tout comme Jacques Ndjoli et Boris Mbuku qui ont estimé que la prise en compte de la représentativité, la proportionnalité Opposition- Majorité et la nécessité de consensus sont les trois critères à prendre en compte dans la répartition des postes. Ils se sont donc opposés à la base de 485 députés telle que présentée par la Majorité dans le calcul de ratio des postes à occuper, parce que soutiennent-ils, la configuration devait prendre en compte les 15 autres élus proclamés par la Céni le 31 mars dernier, à la suite des élections partielles organisées à Beni-ville, Béni Territoire, Butembo et Yumbi.

A propos de ces élus, le bureau provisoire a mis en place une commission spéciale de vérification des dossiers en vue de leur validation. Et dans l’entendement de la Majorité, ce processus ne sera pas suspensif au calendrier électoral. Ce qui alimente davantage la polémique.