Boulimie

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La difficile gestion des ambitions au sein du Front commun pour le Congo (FCC), plate-forme politique du président sortant, a toujours été un secret de polichinelle. Une guéguerre est observée au sein du FCC concernant le partage du gâteau obtenu de la manière que l’on sait.

Le Potentiel

Après la constitution du bureau définitif de l’Assemblée nationale et l’élection des gouverneurs de province ainsi que la mise en place de bureaux des assemblées provinciales, une guéguerre est observée au sein de  ce regroupement politique. Surtout avec le partage des portefeuilles ministériels. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), après avoir tout raflé, compte de nouveau dribbler ses satellites du FCC. Des voix s’élèvent au sein de ces partenaires.  

Le désamour déjà manifeste risque d’atteindre son paroxysme en donnant l’occasion aux dépendants de ce parti-phare du Front d’embrasser la plate-forme Cap pour le changement (Cash), estime-t-on. Comme qui dirait, la boulimie du pouvoir est à la base du malaise qui gangrène actuellement le FCC sur fond de calculs individuels de positionnement.

Pour le PPRD, il n’y a pas de pitié pour les satellites. C’est la loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent. C’est la loi de jungle, quoi ! La loi du plus fort en se taillant la part du lion.

On ne peut que fustiger cette gloutonnerie du pouvoir visant à ravaler des partenaires après s’être servis d’eux. Si l’on doit également prendre en compte l’impéritie de la plupart de membres de l’ex-parti présidentiel que nous avons déjà vu à l’œuvre, il y a de quoi se demander si le pays qui se porte toujours mal n’ira pas vers le gouffre. Une situation qui risque de pousser les masses populaires au désespoir avec des lendemains désenchanteurs.

Tout compte fait, comme dit un adage, les lions ne se mangent pas entre eux. Ainsi, l’on pense que l’autorité morale du FCC va discipliner ses troupes en lâchant du lest. Même si, me chuchote à l’oreille mon voisin de gauche, la reconnaissance n’est pas de ce monde. Il pourrait ainsi éviter, pourquoi pas, l’implosion de sa plate-forme et fragiliser sa coalition avec Cap pour le changement. La boulimie du pouvoir pouvant conduire à la cécité politique.