Félix Tshisekedi promet d’améliorer les conditions socio-professionnelles des journalistes

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Le président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, a réaffirmé son engagement à faire de la presse un véritable quatrième pouvoir. Ce, en améliorant leurs conditions socioprofessionnelles.

Bienvenu Ipan

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rassuré les professionnels des médias congolais qu’il ne cessera pas de défendre leurs droits. Il a fait cette déclaration lors de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le vendredi 3 mai 2019 à l’hôtel Beatrice, à Gombe.

«Ma présence signifie le respect de mon engagement d’être à vos côtés. J’ai promis d’être celui qui favorisera la liberté de la presse et qui consacrera la presse comme un véritable quatrième pouvoir […] En tant que premier responsable de ce pays, je me dois d’être aux côtés des journalistes», a déclaré le chef de l’Etat.

Félix-Antoine Tshisekedi a également promis d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des journalistes. «Les réseaux sociaux vous font une certaine menace et jettent un certain discrédit sur votre métier. Travaillez avec conviction, mais surtout avec objectivité», a rassuré le chef de l’État. Cette journée est célébrée sous le thème «Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation».

Il a reconnu que «La presse est un des moteurs essentiels de la venue de l’État de droit dans ce pays. Les médias restent un instrument essentiel dans la vie d’un État. Il faut voir ensemble comment bâtir cet Etat de droit».

Interpellation de JED

De son côté, l’ONG Journalisme en danger (JED) demande solennellement aux nouvelles autorités congolaises de rouvrir les procès de 14 journalistes assassinés au cours des deux dernières décennies sous le régime de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila. JED demande aussi de protéger les journalistes et reformer un cadre juridique qui punit les délits de presse des peines de prison.Selon l’ONG, après l’assassinat d’au moins 14 journalistes ou professionnels des médias sur toute l’étendue de la RDC, les enquêtes ont été annoncées pour identifier les véritables auteurs ou commanditaires de ces meurtres ou les mobiles de ces crimes, mais celles-ci malheureusement n’ont pas abouti à des résultats satisfaisants.

La 26ème édition de la journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée sous le thème «Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation».L’ONG Reporters Sans Frontières (RSF) dresse un tableau panoramique des pays où cette liberté de presse est maintenant effective. On peut y voir la Norvège en première position suivie de la Finlande, la Suède, le Pays-Bas et en Afrique, l’Éthiopie est classée 110e gagnant ainsi de 40 places par rapport à l’année passée, la Gambie 92e, quant à la RDC, elle conserve sa 154e place tandis que la Somalie qui est le pays de la région le plus meurtrier des journalistes occupe la 164e place.

En RDC, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) circonscrit cette journée dans la promotion de la presse pour en faire véritablement le 4e pouvoir tel que l’avait souhaité le chef de l’État nouvellement élu lors de son discours d’investiture en janvier dernier.