Lutumba Simaro repose désormais à sa dernière demeure à N’Sele

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Congolais de deux rives du fleuve Congo ont rendu un dernier hommage à l’artiste musicien, auteur compositeur et poète Lutumba Ndomanweno Simaro, décédé depuis le 30 avril 2019 à Paris. Il a été conduit hier dimanche 5 mai à sa dernière demeure à la Nécropole Entre terre et ciel, située dans la commune de la N’Sele.

B. Ipan

Devant un parterre composé des personnalités politiques, militaires, civiles, religieuses et artistes, toutes les disciplines confondues, le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a déposé sa gerbe de fleurs. Il s’en est suivi du Premier ministre Bruno Tshibala. Faisant une courte biographie du défunt, le chef de l’Exécutif national s’est attardé sur l’apport de Lutumba Simaro dans la société congolaise. Il a rappelé que dans la plupart de ses chansons, le défunt artiste à la fois philosophe avait l’habitude de dégager un thème bien précis et qui éduquait en même temps la société.

Pour sa part, la petite fille de Lutumba a expliqué que son grand-père avait souvent l’habitude de lui prodiguer des conseils en proverbes.

De son côté, l’abbé Coco a fait l’absoute. Tandis que l’abbé Jean-Marie Konde a décortiqué des œuvres de Lutumba jusqu’à chanter l’a-capella de titres tels que Verre cassé, Masuwa. Après s’être rappelé de plusieurs thèmes développés par Lutumba Simaro, ce prêtre a jugé utile de rendre hommage à l’artiste musicien qui le mérite bien. Il a invité les autres musiciens à suivre l’exemple du poète Simaro Masiya dont les chansons ne contiennent pas d’obscénités.

Inconsolables, Maman Kelani, l’épouse de Lutumba, ne faisait que pleurer sur sa chaise roulante avec ses enfants.

Comme en pareilles circonstances, les artistes ont présenté quelques spectacles en hommage au poète Simaro. C’est le cas de Fiston Saï-Saï, Manda Chante, Michel Boybanda, Malage, Givano, Maïka Monan, Manwaku Waku, et Suzi Kaseya.

Lutumba Simaro a bénéficié de son vivant des hommages dignes de lui de la part du gouvernement congolais, comme il l’a souhaité. C’est pourquoi rien n’a été fait en termes de décoration lors de ses obsèques.