Saigner à blanc

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La mégestion de la ville de Kinshasa durant le règne du gouverneur André Kimbuta se dévoile au jour le jour. La ville de Kinshasa, siège des institutions de la RDC, reste le théâtre de dirigeants qui n’ont fait que torpiller sa gestion à fond.

Le Potentiel

Avec André Kimbuta à la tête de la ville de Kinshasa, le bilan est mitigé. Les années Kimbuta ont été vraiment sombres. Avec un détournement constant de fonds alloués aux travaux de la ville, les gestionnaires sous Kimbuta ont brillé par leur insouciance aux problèmes que connaît la capitale congolaise. En effet, il est question notamment de l’absence de bonnes routes, la ville étant comparée à une poubelle avec des immondices qui jonchent, de manière persistante, presque toutes les grandes artères.

L’inquiétude persiste pour la gestion de la ville de Kinshasa d’autant plus que c’est le même système qui risque de continuer avec l’arrivée du nouveau gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila, qui est de la même famille politique que Kimbuta.

À l’heure actuelle, la ville de Kinshasa connaît plusieurs poches noires. Elle est pratiquement dans l’obscurité. La population n’espère en rien pour sa renaissance. Les fonds alloués pour son développement prennent toujours une destination inconnue. La preuve est donnée avec l’interpellation de Guy Matondo, ministre provincial des Finances de la ville de Kinshasa, à l’assemblée provinciale. Devant les élus provinciaux, l’argentier provincial de Kimbuta a manqué des mots pour justifier toutes les dettes que la ville a contractées évaluées à 18 millions de dollars américains auprès de différentes banques commerciales de la place. Une somme qui devra être remboursée par la nouvelle équipe dirigeante de l’hôtel de ville.

Une gestion calamiteuse qui devrait amener le chef de l’État à mettre en place un système d’audit efficace pour surveiller toutes les institutions publiques à travers le pays. La ville de Kinshasa doit porter des nouveaux habits. Mais à une seule condition : placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.