Un nouveau départ

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Un Congo nouveau pour des dirigeants aux nouvelles mentalités, c’est le credo du président de la République qui estime que l’implication des exécutifs provinciaux dans sa vision apportera le changement tant attendu par le peuple congolais. Cela dans la manière de gérer la res publica. Sa rencontre avec les nouveaux gouverneurs de province dans ce séminaire de trois jours s’inscrit dans ce cadre.

Le Potentiel

En effet, le chef de l’État compte concrétiser sa promesse, faite au cours de sa campagne électorale et lors de son investiture, de combattre, par tous les moyens, les antivaleurs qui gangrènent non seulement la classe politique congolaise, mais aussi toute la société congolaise. N’a-t-il pas fait valoir à l’attention de ses hôtes que les antivaleurs qui minent nos institutions constituent le premier obstacle à tout effort de développement ? Aussi a-t-il fait connaître sa détermination de lutter avec la dernière énergie la corruption, le détournement des deniers publics, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l’incivisme, le respect des droits humains et libertés fondamentales.

Pour cela, il invite les chefs des exécutifs provinciaux à intégrer, lors de l’élaboration de leurs programmes respectifs, sa vision qui vise le développement intégral de la RDC. Cela en mettant l’homme au centre de toutes ses actions dans les différents domaines de la vie.

Le président de la République a donné des orientations sur sa vision et sur ce qu’il attend d’eux. Seulement voilà : vont-ils suivre ces orientations dans la mesure où pratiquement tous ces gouverneurs sont pro ancien régime et avaient signé un acte d’engagement et réaffirmé en février dernier à Kingakati leurs fidélité et loyauté à l’ancien chef de l’État. Même si celui-ci leur a demandé, début mai toujours à Kawele, pardon à Kingakati, de tenir compte de la plate-forme électorale Cap pour le changement du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans tous les cas, on ose croire que le chef de l’État a les moyens de sa politique et des coudées franches pour réussir son pari. En effet, la réussite ne dépend que la franche collaboration avec tout ce monde qui, expressément, considère les antivaleurs comme des vertus.

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