REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 22 MAI 2019

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« Etienne Tshisekedi : rapatriement confirmé pour ce 30 mai à Kinshasa ! », c’est la Une de La Prospérité. Trépassé le mercredi 1er février 2017 à Bruxelles, la dépouille d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba traine toujours au funérarium Poussière des étoiles en Belgique, faute d’application d’un accord politique conclu, le 21 avril 2018, entre sa famille et le régime de l’ancien président Joseph Kabila. Selon le programme établi, la dépouille du Père de la Démocratie congolaise qui arrive à Kinshasa le 30 mai prochain, sera mise en terre ce samedi 1er juin à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, écrit La Prospérité.

Le Phare qui se base des indiscrétions lui parvenues à ce sujet, estime que la mouture du programme imputée au ministère des Affaires Etrangères serait susceptible de modification. Il n’y aurait pas, semble-t-il, de certitude quant à la date exacte de la fin des travaux d’aménagement du mausolée où le défunt devrait reposer pour l’éternité. Par conséquent, un report n’est pas à écarter s’il est acquis que la dernière demeure d’Etienne Tshisekedi ne serait pas prête à la date du 30 mai 2019.

« La nomination d’Ilunga Ilunkamba rallume la guerre des postes au sein du FCC », constate Politico.cd. Selon ce site, parmi les voix discordantes qui se font entendre au sein de cette plateforme, il y a notamment celle de l’AFDC et ALLIÉS de Modeste Bahati Lukwebo qui fustige « la boulimie du PPRD, parti phare de cette plateforme qui s’adjuge le contrôle de toutes les chambres parlementaires et des exécutifs provinciaux ».

Et pour sa part, Ouraganfm.com note la remise en cause la capacité du nouveau chef du gouvernement à pouvoir rencontrer les préoccupations du peuple congolais. La critique est de Eve Bazaiba. La secrétaire générale du MLC en veut pour preuve, les arriérés des salaires accumulés par les agents de la Société Nationale de Chemin de fer du Congo (SNCC) pendant la période où Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été Directeur Général de cette entreprise de l’État, écrit le site.
Autre chose, Félix Tshisekedi nomme ses conseillers militaires et le Chef de la maison civile. C’est à lire dans La Prospérité. L’on note : le Général Mbala a été reconduit chef d’Etat- major général des FARDC et promu Général d’armée. Mgr Gérard Mulumba, Evêque Emérite de Mweka est nommé Chef de la maison civile du Chef de l’Etat. Le Général KABAMBA est nommé Conseiller militaire du Chef de l’Etat. Le General-major YAV est nommé Chef de la Maison militaire du Chef de l’Etat et le Général MUDIAYI est le premier adjoint chargé des OPS et renseignements.
Le sujet fait également la Une de Forum des As qui fait observer que si le chef de la maison militaire du chef de l’Etat Jean-Claude Yav se succède à lui-même, il n’en est pas de même pour la maison civile. Ici un religieux en remplace un autre. Mgr Gérard Mulumba, oncle paternel du Président- s’installe dans le fauteuil qu’occupait le Pasteur Théodore Mugalu. Comme qui dirait l’Intendance présidentielle reste sous les fourches caudines des mains ointes.

Le Phare titre : « Assemblée provinciale de Kinshasa : une Commission d’enquête sur le Fond d’Assainissement de Kinshasa » Le journal souligne la détermination des élus provinciaux à mettre fin à la gestion opaque qui a caractérisé la ville de Kinshasa pendant 12 ans. Ainsi, ils font défiler, à tour de rôle à l’hémicycle, les différents gestionnaires de capitale faisant partie de l’équipe dirigeante sortante. Hier mardi 21 mai 2019, c’était au tour de Muissa Monga Lilomba, Directeur général du Fond d’Assainissement de Kinshasa (FONAK), service urbain chargé de financer les activités de salubrité et de protection de la ville-province de Kinshasa, de passer à la barre.

Dans son édition économique et financière, Le Potentiel titre : « Pour aider le président Tshisekedi à déboulonner le système de prédation, M. Mutinga propose la création d’un Parquet national financier ». Il s’agit, selon le journal, d’une proposition motivée par le fait qu’avec Joseph Kabila, tous les mécanismes mis en place pour contrer le double fléau de la corruption et du détournement des deniers publics n’ont jamais fonctionné. C’est dans cet élan que Modeste Mutinga, président du Parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG) et président du regroupement politique Alliance pour l’alternance démocratique (AAD), propose la création, en RDC, d’un Parquet national financier pour non seulement lutter contre la corruption, mais aussi traquer tous les criminels économiques à col blanc. Il pense que la RDC a intérêt à emprunter le schéma mis en place par la France, en 2014, pour limiter la corruption, la fraude et l’évasion fiscale.

Dans un autre registre, Le Potentiel revient sur le retour de l’opposant Moïse Katumbi pour révéler « les motivations d’un retour au bercail ». L’article est tiré du site La Tribune Afrique. L’on note qu’avec l’absence du pays de Katumbi, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu entre autres ont occupé l’espace politico-médiatique vacant au point d’étioler sa popularité. Outre le fait de marquer sa présence sur le sol congolais au plus près de sa base, l’enjeu premier du retour de Moïse Katumbi est de (re)bâtir son image d’apporteur du changement. En ligne de mire, la présidentielle de 2023. Autre enjeu moins politique, révèle La Tribune Afrique, c’est que l’essentiel de la fortune et des investissements, de la pêche aux transports en passant par l’agroalimentaire ou les mines, se trouvent aujourd’hui en RDC. Ces dernières années, la fortune de l’homme d’affaires s’est effritée sous l’effet de son absence mais aussi la vente de la Mining Company of Katanga (MCK) à NecoTrans. Avec son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi a ouvert un ballet incessant d’audiences à des hommes d’affaires congolais issus de la diaspora qui prospectent leur prochaine prise dans des secteurs économiques majeurs. De quoi menacer la place d’un des entrepreneurs les plus riches du pays. Au-delà de l’ambition politique, c’est peut-être l’autre secret de ce retour au bercail, conclut La Tribune Afrique.

« Genève : le défi de contenir Ebola en RDC au centre de l’Assemblée mondiale de la santé », rapporte radiookapi.net. Le site souligne que les autorités congolaises ont confirmé hier mardi 21 mai à Genève la complexité de la situation et surtout l’insécurité qui mine le combat contre Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Elles ont fait cette déclaration en marge des travaux de la 72e Assemblée mondiale de la santé (AMS) qui se tient à Genève depuis lundi 20 mai.

Pitshou MULUMBA

                                              
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